Kyunghee Kim
Regard gastronomique

Cuisine, vin et réflexion — entre la Corée et la France

  • Restaurant coréen · Haman (함안) – Jogane Sotbap (조가네 솥밥)

    Une table coréenne autour du sotbap à Haman

    Haman (함안), Corée du Sud

    Situé dans le sud-est de la Corée du Sud, Haman (함안) appartient à la province de Gyeongsangnam-do (경상남도).

    Le comté est connu pour ses paysages ruraux et ses sites naturels, notamment autour de la rivière Namgang.

    À Beopsu-myeon (법수면), Jogane Sotbap (조가네 솥밥) est une adresse locale consacrée au sotbap et à la cuisine coréenne traditionnelle.

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    La philosophie

    La cuisine de Jogane Sotbap repose sur une idée simple : faire du riz fraîchement cuit le centre du repas.

    Le sotbap est accompagné de plusieurs préparations qui composent une table coréenne complète, dans un esprit de cuisine quotidienne et familiale.

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    Les spécialités

    Le sotbap hanjeongsik (솥밥 한정식) constitue la spécialité principale de la maison.

    Le repas associe le sotbap à différentes préparations, notamment des plats de viande et de poisson, une soupe ou un ragoût, ainsi que des accompagnements de saison.

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    Le sotbap

    Le riz est cuit directement dans un petit chaudron individuel avant d’être servi.

    Une fois le riz retiré, de l’eau chaude peut être ajoutée dans le chaudron afin de préparer le sungnyung (숭늉), une boisson chaude à base de riz grillé et de nurungji.

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    L’ambiance

    L’établissement possède une atmosphère simple et fonctionnelle, adaptée à un repas en famille ou en groupe.

    Son cadre correspond à celui d’une adresse locale de Beopsu-myeon, loin des quartiers urbains de Séoul.

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    Le territoire : Haman

    Jogane Sotbap se situe à Beopsu-myeon (법수면), dans un environnement rural de Haman, à proximité d’Akyangru (악양루) et de l’Akyang Ecological Park (악양생태공원).

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    Pourquoi découvrir cette adresse ?

    Jogane Sotbap permet d’aborder la cuisine coréenne à travers une forme de repas très lisible : le riz comme élément central, accompagné de plusieurs préparations.

    L’intérêt de l’adresse réside moins dans un plat unique que dans cette composition d’ensemble, qui donne à voir une manière traditionnelle de construire un repas coréen.

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    Mon regard

    Ce qui m’intéresse chez Jogane Sotbap, c’est la manière dont une table simple et généreuse s’inscrit dans le paysage quotidien de Haman.

    Autour du sotbap, le riz, les accompagnements et les différents plats composent un repas où les goûts et les textures se répondent naturellement. Ici, je retrouve une forme de cuisine coréenne que j’aime particulièrement : une cuisine sans recherche d’effet, mais qui accorde une place importante à la diversité de la table.

    Pour moi, découvrir une adresse comme celle-ci, c’est aussi comprendre la gastronomie coréenne au-delà des grandes tables de Séoul. Elle se révèle également dans les villes et les territoires, à travers des repas simples qui font partie de la vie quotidienne.

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    Pour aller plus loin

    Gastronomie coréenne : Sotbap hanjeongsik (솥밥 한정식)

  • Gastronomie coréenne : Sotbap hanjeongsik (솥밥 한정식)

    Une table coréenne généreuse autour du riz cuit en marmite

    Corée du Sud

    Jogane Sotbap (조가네 솥밥) · Haman (함안)

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    Le Sotbap hanjeongsik est un repas composé autour d’un riz cuit dans une marmite, accompagné de plusieurs plats servis ensemble à table.

    À Jogane Sotbap, le menu réunit le Sotbap (솥밥), le doenjang-jjigae (된장찌개), le jeyuk-bokkeum (제육볶음), le poisson grillé, le suyuk (수육) et plusieurs banchan (반찬).

    Chaque préparation apporte sa propre saveur et sa propre texture. Le repas se construit ainsi autour du riz, entre plats chauds, accompagnements assaisonnés et légumes frais.

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    Le Sotbap

    Le Sotbap (솥밥) est un riz cuit directement dans une petite marmite, puis servi chaud dans son propre récipient.
    Le riz est généralement dégusté avec les différents accompagnements disposés autour de la marmite.

    Ici, le riz est servi chaud, dans sa petite marmite, au centre de la table. Sa texture est souple et légèrement brillante, avec quelques grains de haricot noir qui apportent une touche de couleur.

    Lorsque le couvercle est soulevé, le riz apparaît encore chaud, prêt à accompagner les différents plats.

    Le riz constitue ainsi la base du repas. Il peut être dégusté avec les différents accompagnements, selon les goûts et les bouchées.

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    Les plats qui composent la table

    Autour du sotteulbap, plusieurs préparations sont servies simultanément.

    Le doenjang-jjigae (된장찌개) apporte une saveur profonde et réconfortante, avec son bouillon chaud et ses différents ingrédients.

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    Le jeyuk-bokkeum (제육볶음) apporte une expression plus relevée et généreuse à la table.

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    Le poisson apporte quant à lui une saveur plus délicate, avec les notes grillées de la cuisson.

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    Le suyuk (수육), tendre et moelleux, apporte une texture différente et plus douce.

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    Les banchan

    À ces plats s’ajoutent plusieurs banchan (반찬), de petits accompagnements servis en complément du riz et des plats principaux.

    Légumes assaisonnés, salade, tofu et kimchi composent une partie de cette table, avec des préparations aux saveurs et aux textures variées.

    Certains sont doux et délicats, d’autres plus salés, relevés ou légèrement acidulés.

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    Le japchae (잡채), préparé avec des nouilles de patate douce et différents légumes, apporte une texture plus souple à l’ensemble.

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    Les feuilles de salade permettent également de composer des bouchées selon les envies, en associant riz, viande et accompagnements.

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    Une autre préparation complète cette table : le memil-jeon (메밀전), une galette à base de sarrasin.

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    Le tofu et le kimchi offrent un contraste entre douceur, acidité et caractère fermenté.

    Le tofu et le kimchi

    Ils peuvent être dégustés séparément ou associés au riz et aux autres accompagnements.

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    Une culture

    Le Sotbap Hanjeongsik montre une manière particulière de composer un repas autour du riz.

    Le riz n’est pas servi seul. Il prend place au milieu d’une table où se côtoient soupe, viande, poisson, légumes et différents banchan.

    Chaque préparation conserve son identité, mais peut être associée au riz ou à un autre accompagnement pour former une bouchée différente.

    C’est cette diversité qui donne son rythme au repas : une bouchée de riz avec un plat chaud, quelques légumes, un peu de viande ou de poisson, puis une autre association.

    Le Sotbap Hanjeongsik permet ainsi d’observer, à travers un menu précis, la richesse d’une table coréenne composée de plusieurs préparations.

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    Accord mets et vin

    Fleuron 2017, Brut, 1er Cru, Blanc de Blancs

    Pierre Gimonnet & Fils

    Cette table réunit des saveurs très différentes : le caractère doux et délicat du riz, le côté salé du poisson et des banchan, la profondeur du doenjang-jjigae, les notes relevées du porc sauté et la texture tendre du suyuk.

    Dans ce contexte, un Champagne Blanc de Blancs permet de créer un fil conducteur entre les différents plats.

    Sa fraîcheur accompagne les préparations les plus délicates, tandis que les bulles apportent une sensation de légèreté face aux plats plus riches ou plus assaisonnés.

    Le Chardonnay apporte également une belle tension qui accompagne naturellement le riz et les différentes préparations de la table.

    L’accord ne cherche donc pas à s’accorder avec un seul plat, mais à accompagner l’ensemble du repas.

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    Mon regard

    Ce qui m’intéresse dans le Sotbap Hanjeongsik est la manière dont un seul menu peut réunir autant de goûts, de textures et de préparations autour du riz.

    Le Sotbap reste au centre, mais il n’est jamais seul. Le doenjang-jjigae, le porc sauté, le poisson, le suyuk et les nombreux banchan construisent progressivement la dégustation.

    Chaque bouchée peut être différente de la précédente.

    Un peu de riz avec un accompagnement, une bouchée de viande, quelques légumes, puis à nouveau du riz : le repas se compose au fil des associations.

    Le Champagne apporte une autre dimension à cette diversité. Sa fraîcheur et ses bulles permettent de revenir au riz et aux accompagnements avec une sensation plus nette, sans masquer leurs différentes expressions.

    Ici, l’intérêt du repas réside donc autant dans le Sotbap que dans tout ce qui l’entoure.

  • Restaurant coréen · Séoul (서울) – Yeokjeon Hoegwan (역전회관)

    Une maison historique de Séoul autour du baasak-bulgogi

    Séoul, Corée du Sud

    À Mapo, Yeokjeon Hoegwan (역전회관) est une maison historique de la cuisine coréenne, particulièrement connue pour son baasak-bulgogi (바싹불고기).

    Son histoire, commencée à Suncheon, se poursuit à Séoul depuis plusieurs générations.

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    L’histoire du restaurant

    L’histoire de Yeokjeon Hoegwan commence en 1929 à Suncheon, dans la province de Jeollanam-do, sous le nom de Hosang Sikdang.

    La famille s’installe ensuite à Séoul. En 1962, le restaurant ouvre à Yongsan et prend le nom de Yeokjeon Hoegwan.

    La maison est aujourd’hui installée à Mapo et poursuit son histoire familiale à travers plusieurs générations.

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    Une adresse reconnue

    Yeokjeon Hoegwan figure dans la sélection Bib Gourmand du Guide Michelin Seoul depuis 2017.

    La maison a ainsi été sélectionnée neuf années consécutives, de 2017 à 2025.

    Cette présence régulière dans le Guide Michelin accompagne une histoire bien plus ancienne et une identité restée fortement ancrée dans la cuisine coréenne.

    La maison conserve également différents documents et distinctions témoignant de son histoire et de la transmission de son savoir-faire.

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    La philosophie

    Yeokjeon Hoegwan s’inscrit dans une tradition de cuisine coréenne généreuse, pensée autour de plats à partager.

    Son identité repose notamment sur le baasak-bulgogi, devenu au fil du temps la spécialité emblématique de la maison.

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    Les spécialités

    Le baasak-bulgogi est la spécialité de Yeokjeon Hoegwan.

    Le menu comprend également le nakji-bokkeum (낙지볶음) et différents plats de la cuisine coréenne.

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    Bbasak Bulgogi

    La spécialité emblématique de la maison, préparée avec une viande finement tranchée et grillée.

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    Nakji-bokkeum

    Du poulpe sauté dans une sauce relevée, servi parmi les plats de la table.

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    L’ambiance

    La table de Yeokjeon Hoegwan réunit les plats principaux, le riz, la soupe et les banchan.

    Une manière de retrouver l’esprit d’une table coréenne où les différents plats sont partagés.

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    Le territoire : Séoul

    L’histoire de Yeokjeon Hoegwan accompagne plusieurs étapes de l’évolution de Séoul.

    Après ses origines à Suncheon, la maison s’est installée à Yongsan avant de poursuivre son activité à Mapo.

    Son parcours illustre ainsi le déplacement d’une maison familiale au fil des transformations de la capitale.

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    Pourquoi découvrir cette adresse ?

    Yeokjeon Hoegwan permet de découvrir une maison qui associe histoire familiale, cuisine coréenne et identité séoulienne.

    Son intérêt tient autant à la continuité de la maison qu’au rôle du baasak-bulgogi, devenu sa signature.

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    Mon regard

    Yeokjeon Hoegwan montre comment une spécialité peut devenir le fil conducteur de l’identité d’une maison.

    Le baasak-bulgogi accompagne ainsi l’histoire du restaurant à travers plusieurs générations.

    De Suncheon à Séoul, puis de Yongsan à Mapo, l’histoire de cette maison témoigne aussi de la manière dont une tradition culinaire peut évoluer avec la ville tout en conservant ses repères.

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    Pour aller plus loin

    Gastronomie coréenne : Bbasak Bulgogi (바싹불고기)

    Gastronomie coréenne : Nakji-bokkeum (낙지볶음)

    Restaurant · Séoul (서울) – Hanilkwan (한일관)

  • Gastronomie coréenne : Nakji-bokkeum (낙지볶음)

    Le poulpe sauté au gochujang, entre intensité et fraîcheur

    Corée du Sud

    Yeokjeon Hoegwan (역전회관) · Séoul

    Le Nakji-bokkeum (낙지볶음) est un plat coréen de poulpe sauté avec des légumes dans une sauce relevée à base de gochujang.

    À Yeokjeon Hoegwan, le poulpe est accompagné de différents légumes et généreusement enrobé de cette sauce rouge, qui apporte au plat une expression à la fois épicée et savoureuse.

    Le poulpe reste tendre, tandis que la sauce enveloppe progressivement les différents éléments du plat.

    Servi avec du riz, une soupe et plusieurs accompagnements, le Nakji-bokkeum trouve naturellement sa place au cœur d’un repas coréen.

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    Les ingrédients

    Le poulpe constitue le cœur du plat.

    Il est accompagné de plusieurs légumes, qui apportent fraîcheur, douceur et différentes textures à l’ensemble.

    La sauce est préparée à partir de gochujang, une pâte de piment fermentée emblématique de la cuisine coréenne. Elle apporte au plat sa couleur rouge, son piquant et une profondeur aromatique caractéristique.

    L’ensemble est sauté afin que la sauce enrobe le poulpe et les légumes tout en conservant leurs différentes textures.

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    Le plat

    Le premier élément qui s’impose est la couleur intense de la sauce.

    En se rapprochant, le poulpe apparaît au milieu des légumes, entièrement nappé de sauce. Les morceaux restent souples et présentent une texture tendre et légèrement élastique sous la dent.

    La sauce apporte immédiatement le piquant du gochujang, tandis que les légumes introduisent différentes sensations au fil de la bouchée.

    Soulevé avec les baguettes, le poulpe révèle sa texture tendre et élastique. La sauce reste bien présente autour de chaque morceau et prolonge la sensation épicée en bouche.

    Le riz permet alors d’accompagner cette intensité et de prolonger la dégustation avec davantage de douceur.

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    Une culture

    Le Nakji-bokkeum appartient à la famille des plats coréens sautés, dans lesquels un ingrédient principal est associé à une sauce fortement assaisonnée et à différents légumes.

    Le gochujang joue ici un rôle essentiel. Cette pâte de piment fermentée est l’un des condiments emblématiques de la cuisine coréenne. Elle apporte non seulement du piquant, mais aussi une profondeur aromatique qui caractérise de nombreux plats coréens.

    Le plat illustre également une manière de construire le repas autour de plusieurs éléments. Le riz, la soupe et les différents accompagnements permettent de varier les bouchées et de moduler l’intensité du plat principal.

    Le Nakji-bokkeum offre ainsi une expression particulièrement vive de cette cuisine, où une préparation fortement assaisonnée prend tout son sens lorsqu’elle est intégrée à l’ensemble du repas.

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    Accord mets et vin

    Gastronome, Blanc de Blancs, Champagne 1er Cru 2018

    Pierre Gimonnet & Fils

    Face au caractère épicé et concentré du gochujang, le choix d’un vin blanc vif et effervescent apporte une réponse particulièrement intéressante.

    La fraîcheur du Champagne permet de rééquilibrer l’intensité de la sauce, tandis que les bulles allègent la sensation en bouche et invitent à reprendre une nouvelle bouchée.

    Le caractère délicat du Blanc de Blancs accompagne également le poulpe et les légumes sans chercher à rivaliser avec la sauce.

    L’accord repose ainsi sur un contraste entre l’intensité du gochujang et la fraîcheur, la tension et l’effervescence du Champagne.

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    Mon regard

    Ce qui m’intéresse dans le Nakji-bokkeum est le contraste entre la puissance de son assaisonnement et la délicatesse du poulpe.

    La sauce attire d’abord l’attention par sa couleur et son intensité. Puis, en bouche, le poulpe révèle une texture souple et élastique, tandis que les légumes apportent leurs propres nuances.

    Le riz joue alors un rôle important. Il permet de recevoir la sauce autrement et d’adoucir progressivement l’intensité du plat.

    Avec le Champagne, cette évolution devient encore plus perceptible. La fraîcheur et les bulles créent une pause entre deux bouchées, permettant de revenir au plat avec une sensation plus nette.

    C’est cette alternance entre intensité, fraîcheur et texture qui donne au Nakji-bokkeum tout son intérêt.

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    Pour aller plus loin

    Restaurant · Séoul (서울) – Yeokjeon Hoegwan (역전회관)

    Gastronomie coréenne : Bbasak Bulgogi (바싹불고기)

  • Gastronomie coréenne : Bbasak Bulgogi (바싹불고기)

    Un bulgogi grillé au feu, au caractère fumé

    Corée du Sud

    Yeokjeon Hoegwan (역전회관) · Séoul

    Le Bbasak Bulgogi (바싹불고기) est le plat emblématique de Yeokjeon Hoegwan, à Séoul.

    Préparée avec une marinade particulière propre à la maison, la viande est laissée à mariner pendant plus de 48 heures avant d’être grillée directement au feu sur une grille.

    La cuisson permet de saisir rapidement la viande tout en préservant son jus, et développe un caractère grillé et fumé particulièrement marqué.

    Servi avec du riz, une soupe et différents accompagnements, le Bbasak Bulgogi se découvre ainsi au cœur d’un repas coréen.

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    Les ingrédients

    Le Bbasak Bulgogi est préparé à partir de bœuf et d’une marinade élaborée selon la méthode propre à Yeokjeon Hoegwan.

    La viande est laissée à mariner pendant plus de 48 heures afin que l’assaisonnement pénètre progressivement.

    Elle est ensuite disposée sur une grille et grillée directement au feu.

    La combinaison entre la marinade, le temps de préparation et la cuisson directe donne à la viande son caractère particulier : une saveur assaisonnée, une texture tendre et un goût de grillé bien présent.

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    Le plat

    Le Bbasak Bulgogi se distingue d’abord par sa présentation.

    La viande est largement étalée sur l’assiette, déjà marquée par la cuisson au feu.

    En observant la viande de plus près, on découvre les traces laissées par la cuisson et les différentes nuances de sa surface grillée.

    Le feu apporte une profondeur aromatique particulière, tandis que la viande conserve son jus grâce à une cuisson rapide sur la grille.

    Lorsqu’on la soulève avec les baguettes, les morceaux se détachent facilement. La viande reste tendre et juteuse, avec une saveur grillée qui persiste en bouche.

    Le Bbasak Bulgogi peut également être dégusté avec les accompagnements servis à table.

    Enveloppée dans une feuille de périlla, la viande prend une autre dimension. Le parfum végétal et légèrement poivré de la périlla apporte fraîcheur et contraste à la richesse de la viande et à son goût fumé.

    Cette manière de manger permet de découvrir le Bbasak Bulgogi autrement : la viande grillée reste au centre, tandis que la périlla apporte une nouvelle fraîcheur à chaque bouchée.

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    Une culture

    Le Bbasak Bulgogi s’inscrit dans la longue tradition coréenne des viandes marinées et grillées.

    Le principe du bulgogi repose sur une préparation de viande assaisonnée, puis cuite au feu. Selon les régions, les époques et les restaurants, les marinades et les modes de cuisson peuvent toutefois varier considérablement.

    Le Bbasak Bulgogi se distingue par l’importance donnée à la cuisson directe au feu. La viande est grillée sur une grille afin de développer une saveur fumée tout en conservant son jus.

    Cette cuisson donne au plat une identité différente d’un bulgogi cuit dans son jus ou dans une poêle.

    Le Bbasak Bulgogi montre ainsi comment une même tradition culinaire peut donner naissance à des expressions très différentes selon la préparation de la viande, la marinade et surtout la manière de la cuire.

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    Accord mets et vin

    Physalis Pinot Noir 2020

    Pierre Frick

    Le Pinot Noir accompagne particulièrement bien le caractère grillé du Bbasak Bulgogi.

    Sa fraîcheur apporte de l’équilibre à la richesse de la viande et à sa marinade, tandis que ses tanins fins respectent la texture tendre et juteuse du bœuf.

    Son expression fruitée accompagne également les notes fumées développées par la cuisson directe au feu, sans alourdir l’ensemble.

    Avec la feuille de périlla, le vin trouve un autre point de rencontre. La fraîcheur et le fruit du Pinot Noir répondent au caractère végétal et aromatique de la feuille.

    Un accord fondé sur la fraîcheur, le fruit et la finesse, qui accompagne à la fois la viande grillée, la marinade et la fraîcheur de la périlla.

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    Mon regard

    Ce qui m’intéresse dans le Bbasak Bulgogi est la manière dont la cuisson devient une partie essentielle de l’identité du plat.

    La viande porte les traces du feu et révèle, à travers sa surface grillée, le travail réalisé lors de la cuisson sur la grille.

    Lorsqu’on la soulève avec les baguettes, elle révèle son caractère tendre et juteux.

    Puis, enveloppée dans une feuille de périlla, elle révèle une autre facette.

    Une même viande peut ainsi être découverte de plusieurs manières : seule, avec le riz et les accompagnements, ou associée au parfum végétal de la périlla.

    C’est cette simplicité, associée à une cuisson précise et à différentes façons de déguster la viande, qui rend l’expérience du Bbasak Bulgogi particulièrement intéressante.

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    Pour aller plus loin

    Restaurant · Séoul (서울) – Yeokjeon Hoegwan (역전회관)

    Gastronomie coréenne : Nakji-bokkeum (낙지볶음)