Kyunghee Kim
Regard gastronomique

Cuisine, vin et rĂ©flexion — entre la CorĂ©e et la France

  • Restaurant corĂ©en · SĂ©oul (서욞) – Hanilkwan (한음ꎀ)

    Une maison historique de la cuisine séoulienne depuis 1939

    Séoul, Corée du Sud

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    L’histoire du restaurant

    Hanilkwan est une maison de cuisine coréenne fondée en 1939 à Jongno, à Séoul.

    Son fondateur, Shin U-gyeong, ouvre alors Hwaseonok (화선옄) dans le quartier de Pimatgol. Le restaurant propose notamment du gukbap et du chueotang.

    En 1945, aprĂšs la LibĂ©ration, l’établissement prend le nom de Hanilkwan (한음ꎀ).

    Pendant la guerre de CorĂ©e, le restaurant s’installe temporairement Ă  Busan avant de revenir Ă  SĂ©oul. Dans les annĂ©es 1960 et 1970, Hanilkwan devient l’une des adresses importantes de la vie gastronomique et des banquets Ă  SĂ©oul.

    La transmission familiale se poursuit. En 1979, la fille du fondateur, Gil Sun-jeong, reprend le restaurant. La troisiÚme génération poursuit ensuite cette histoire.

    Avec la transformation de Pimatgol, Hanilkwan quitte son emplacement historique et s’installe Ă  Apgujeong, dans le quartier de Gangnam, oĂč il se trouve aujourd’hui.

    Une maison inscrite dans le patrimoine de Séoul

    Hanilkwan porte aujourd’hui les traces de cette longue histoire.

    L’établissement est reconnu comme Seoul Future Heritage, un patrimoine futur de SĂ©oul, et comme Baeknyeon Gage, distinction attribuĂ©e aux commerces ayant une longue histoire et une continuitĂ© remarquable.

    Ces deux reconnaissances tĂ©moignent de la place occupĂ©e par Hanilkwan dans l’histoire de la restauration et de la culture alimentaire de SĂ©oul.

    Hanilkwan a également été distingué par le Guide Michelin Seoul, notamment parmi les établissements Bib Gourmand à partir de 2017.

    Cette reconnaissance appartient Ă  une pĂ©riode plus rĂ©cente de son histoire et s’ajoute aux distinctions patrimoniales qui soulignent sa continuitĂ© dans le paysage gastronomique de SĂ©oul.

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    La cuisine de Séoul

    La cuisine de Hanilkwan ne se limite pas à une spécialité régionale.

    Son menu réunit plusieurs plats associés à la tradition des tables séouliennes : galbi, bulgogi, galbitang, yukgaejang, naengmyeon, gondongban, mandu et différents plats coréens.

    Cette diversité permet de comprendre Hanilkwan comme une maison de cuisine séoulienne, plutÎt que comme un restaurant consacré à un seul plat.

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    Le menu

    Le menu de Hanilkwan réunit des plats représentatifs de la cuisine coréenne et de la tradition gastronomique séoulienne.

    On y retrouve notamment le bulgogi, les galbi, le galbitang, le gondongban, le naengmyeon ainsi que différents plats et accompagnements.

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    Le bulgogi à la séoulienne

    Le bulgogi occupe une place importante dans l’histoire de Hanilkwan.

    Le bulgogi Ă  la sĂ©oulienne se distingue notamment par une prĂ©paration oĂč la viande est accompagnĂ©e de lĂ©gumes et d’un bouillon lĂ©gĂšrement sucrĂ©.

    La prĂ©sence du jus de cuisson donne au plat une dimension diffĂ©rente d’une viande simplement grillĂ©e.

    Hanilkwan fait partie des maisons qui ont contribué à maintenir cette tradition du bulgogi séoulien.

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    Le gondongban (êłšë™ë°˜)

    Parmi les spĂ©cialitĂ©s de Hanilkwan, le gondongban (êłšë™ë°˜) occupe une place particuliĂšre.

    Il s’agit d’un riz accompagnĂ© de diffĂ©rents ingrĂ©dients, notamment des lĂ©gumes et de la viande, dont la composition peut varier selon les saisons.

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    Une table coréenne

    Au-delĂ  des plats eux-mĂȘmes, la table de Hanilkwan rappelle une certaine conception de la cuisine corĂ©enne : plusieurs prĂ©parations rĂ©unies autour du riz, accompagnĂ©es de banchan et de plats Ă  partager.

    Cette composition fait partie de la culture de la table corĂ©enne, oĂč le repas ne repose pas nĂ©cessairement sur un seul plat principal.

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    Le territoire : Séoul

    L’histoire de Hanilkwan est aussi celle d’une ville en transformation.

    Le restaurant est nĂ© Ă  Jongno, au cƓur de l’ancien SĂ©oul commerçant, avant de rejoindre Apgujeong, dans le sud de la ville.

    Entre ces deux lieux se dessine une partie de l’évolution de SĂ©oul au cours du XXe siĂšcle et jusqu’à aujourd’hui.

    Le restaurant a changĂ© d’adresse, mais la cuisine qui constitue son identitĂ© a continuĂ© Ă  Ă©voluer avec la ville.

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    Pourquoi découvrir cette adresse ?

    Hanilkwan permet de dĂ©couvrir bien plus qu’une ancienne maison de cuisine corĂ©enne.

    Son histoire, commencĂ©e en 1939, accompagne prĂšs d’un siĂšcle de transformations de la restauration sĂ©oulienne.

    À travers le bulgogi, le galbi, le gondongban et les diffĂ©rentes compositions de la table, on peut Ă©galement observer comment une cuisine traditionnelle continue Ă  trouver sa place dans le SĂ©oul contemporain.

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    Mon regard

    L’intĂ©rĂȘt de Hanilkwan rĂ©side dans la continuitĂ© plutĂŽt que dans la simple anciennetĂ©.

    De Hwaseonok Ă  Hanilkwan, de Pimatgol Ă  Apgujeong, le restaurant a traversĂ© plusieurs pĂ©riodes de l’histoire de SĂ©oul tout en conservant une identitĂ© liĂ©e Ă  la cuisine de la capitale.

    Son histoire montre aussi qu’une tradition culinaire ne reste pas nĂ©cessairement attachĂ©e Ă  un lieu prĂ©cis.

    Elle peut se dĂ©placer, Ă©voluer et s’adapter Ă  une nouvelle ville, tout en conservant les traces de son origine.

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    Pour aller plus loin

    Gastronomie corĂ©enne : Goldongban (êłšë™ë°˜)

  • Gastronomie corĂ©enne : Goldongban (êłšë™ë°˜)

    Un bibimbap dans la tradition culinaire de Séoul

    Corée du Sud

    Hanilkwan (한음ꎀ) · SĂ©oul

    Le Goldongban (êłšë™ë°˜) est une appellation traditionnelle utilisĂ©e pour dĂ©signer le bibimbap, un riz mĂ©langĂ© avec de la viande, des lĂ©gumes et diffĂ©rents assaisonnements.

    Le terme ne désigne donc pas à lui seul une spécialité régionale précise. Contrairement au Jeonju Bibimbap, qui est une spécialité régionale de Jeonju, le Goldongban correspond avant tout à une appellation traditionnelle du bibimbap.

    Le Goldongban que je prĂ©sente ici est celui que j’ai dĂ©gustĂ© chez Hanilkwan (한음ꎀ), un restaurant corĂ©en historique situĂ© Ă  SĂ©oul et fondĂ© en 1939.

    Chez Hanilkwan, cette appellation traditionnelle est conservĂ©e comme nom du plat proposĂ© aujourd’hui. Le riz est accompagnĂ© de bƓuf, de diffĂ©rents lĂ©gumes et de plusieurs garnitures, disposĂ©s sĂ©parĂ©ment sur le riz.

    Avant d’ĂȘtre mĂ©langĂ©s, les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments permettent ainsi de dĂ©couvrir leurs couleurs et leurs formes. Puis vient le geste essentiel : ajouter le gochujang et mĂ©langer.

    C’est Ă  ce moment que les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments se rĂ©unissent pour former le plat.

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    Les ingrédients

    Le Goldongban repose sur plusieurs ingrĂ©dients prĂ©parĂ©s sĂ©parĂ©ment avant d’ĂȘtre rĂ©unis.

    Le riz constitue la base du plat. Il est accompagnĂ© de bƓuf, de diffĂ©rents lĂ©gumes et de plusieurs garnitures prĂ©parĂ©es et assaisonnĂ©es sĂ©parĂ©ment.

    On retrouve notamment diffĂ©rentes prĂ©parations de lĂ©gumes ainsi que de fines laniĂšres d’omelette.

    Chaque Ă©lĂ©ment apporte sa propre texture et sa propre saveur. Le bƓuf apporte de la profondeur, les lĂ©gumes de la fraĂźcheur et du contraste, tandis que l’omelette apporte une douceur plus dĂ©licate.

    Cette préparation séparée permet à chaque ingrédient de conserver son caractÚre avant le mélange.

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    Le plat

    Le Goldongban se dĂ©couvre d’abord comme une composition de plusieurs Ă©lĂ©ments.

    Le riz reste visible sous les diffĂ©rentes garnitures, tandis que le bƓuf, les lĂ©gumes et l’omelette sont disposĂ©s sĂ©parĂ©ment. Cette prĂ©sentation permet de dĂ©couvrir le plat avant mĂȘme de le mĂ©langer.

    Les accompagnements servis Ă  cĂŽtĂ© complĂštent Ă©galement la table. Ils apportent d’autres saveurs et textures et accompagnent le Goldongban tout au long du repas.

    Puis vient le moment de mélanger.

    Le gochujang est ajoutĂ© au riz et aux diffĂ©rents ingrĂ©dients. Chez Hanilkwan, le gochujang utilisĂ© pour le Goldongban possĂšde une particularitĂ© : il est prĂ©parĂ© avec un bouillon de bƓuf, ce qui lui apporte une profondeur supplĂ©mentaire.

    Une fois le gochujang ajouté, les différents ingrédients se répartissent progressivement dans le riz.

    Les couleurs se mélangent, les textures se rapprochent et les saveurs commencent à former un ensemble.

    Le geste de mélanger transforme ainsi une composition de plusieurs éléments en une préparation harmonieuse.

    À chaque bouchĂ©e, le riz accompagne le bƓuf et les lĂ©gumes, tandis que le gochujang apporte son caractĂšre Ă©picĂ© et lĂ©gĂšrement sucrĂ©.

    MĂȘme aprĂšs le mĂ©lange, chaque Ă©lĂ©ment conserve une partie de son identitĂ©.

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    Une culture

    Le terme Goldongban appartient Ă  l’histoire du bibimbap corĂ©en.

    Il ne correspond pas Ă  une recette rĂ©gionale unique. Traditionnellement, ce terme a Ă©tĂ© utilisĂ© pour dĂ©signer le bibimbap, c’est-Ă -dire du riz auquel sont ajoutĂ©s diffĂ©rents ingrĂ©dients et assaisonnements avant d’ĂȘtre mĂ©langĂ©s.

    Il se distingue ainsi d’une spĂ©cialitĂ© rĂ©gionale comme le Jeonju Bibimbap, associĂ© Ă  la ville de Jeonju et Ă  une tradition culinaire rĂ©gionale particuliĂšre.

    Dans la tradition culinaire de la cour, cette maniĂšre de prĂ©parer le riz s’est Ă©galement exprimĂ©e Ă  travers une composition soigneuse des ingrĂ©dients. Ceux-ci Ă©taient prĂ©parĂ©s sĂ©parĂ©ment, puis rĂ©unis autour du riz en recherchant un Ă©quilibre entre les couleurs, les textures et les saveurs.

    Chez Hanilkwan, le terme traditionnel Goldongban est conservé comme nom du plat. Les différents ingrédients sont préparés séparément, disposés sur le riz, puis mélangés au moment du repas.

    Le Goldongban permet ainsi de dĂ©couvrir le bibimbap autrement : d’abord comme une composition de plusieurs Ă©lĂ©ments distincts, puis comme un ensemble qui se construit progressivement au moment oĂč l’on commence Ă  manger.

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    Accord mets et vin

    Gastronomie, Blanc de Blancs 2018

    Pierre Gimonnet & Fils

    Un Champagne Blanc de Blancs apporte ici une fraĂźcheur particuliĂšrement intĂ©ressante face au caractĂšre du gochujang et Ă  la richesse du bƓuf.

    La tension du vin apporte de la légÚreté au plat, tandis que les bulles rafraßchissent le palais aprÚs chaque bouchée.

    Le Chardonnay accompagne également les différentes textures du Goldongban sans masquer les légumes ni le riz.

    Un accord fondé sur la fraßcheur, la tension et la finesse, qui accompagne les différentes nuances du Goldongban sans en effacer le caractÚre.

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    Mon regard

    Ce qui m’intĂ©resse dans le Goldongban n’est pas seulement son lien avec le bibimbap, mais la maniĂšre dont le plat se construit progressivement.

    Au dĂ©part, chaque ingrĂ©dient est distinct. Le bƓuf, les lĂ©gumes, l’omelette et les autres garnitures peuvent ĂȘtre observĂ©s sĂ©parĂ©ment, chacun apportant sa propre couleur et sa propre texture.

    Puis le gochujang est ajouté et le geste de mélanger commence.

    Les ingrédients se réunissent alors progressivement autour du riz pour former une seule bouchée, tout en conservant une partie de leur identité.

    Cette transformation, de la composition au mĂ©lange, fait partie de l’expĂ©rience du Goldongban.

    Un plat oĂč l’on dĂ©couvre d’abord chaque Ă©lĂ©ment sĂ©parĂ©ment, avant de les rĂ©unir pour crĂ©er un ensemble.

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    Pour aller plus loin

    Restaurant · SĂ©oul (서욞) – Hanilkwan (한음ꎀ)

    DĂ©couvrir l’histoire de Hanilkwan et son approche de la cuisine corĂ©enne.

    Gastronomie corĂ©enne : Meongge Bibimbap (멍êȌëč„ëč”ë°„)

    Gastronomie corĂ©enne : Hapjaguk Bibimbap (합자ꔭëč„ëč”ë°„)

    Découvrir une autre interprétation du bibimbap à travers les saveurs et les ingrédients de la cuisine coréenne.

  • Restaurant corĂ©en · Seoul (서욞) – Seoryeong (서ë č)

    Une maison de nouilles nĂ©e du sarrasin, du makguksu et d’une rencontre avec le naengmyeon

    Séoul, Corée du Sud

    À SĂ©oul, Seoryeong (서ë č) est une maison de nouilles consacrĂ©e au sarrasin.

    Son plat emblĂ©matique, le Seoryeong Sunmyeon (서ë č 순멎), est prĂ©parĂ© avec des nouilles 100 % sarrasin, servies dans un bouillon clair Ă  base de viande et accompagnĂ©es de bƓuf.

    Bien que Seoryeong soit souvent rapprochĂ© de l’univers du Pyeongyang naengmyeon, ce terme ne figure pas dans le nom de ses plats. La maison a choisi son propre vocabulaire : sunmyeon, les nouilles de Seoryeong.

    Cette identitĂ© s’explique par une histoire qui ne commence pas Ă  SĂ©oul, mais dans le makguksu de Hongcheon, dans la province de Gangwon.

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    L’histoire du restaurant

    L’histoire de Seoryeong commence en 2001 Ă  Hongcheon, dans la province de Gangwon, Ă  l’est de SĂ©oul.

    Hongcheon est une région montagneuse de Gangwon, historiquement associée à la culture du sarrasin et au makguksu, une cuisine de nouilles liée à la vie agricole locale.

    C’est lĂ  que Jeong Jong-moon (ì •ìą…ëŹž) commence son travail autour du makguksu avec Jangwon Makguksu.

    Pendant plus d’une dizaine d’annĂ©es, il Ă©tudie le sarrasin, visite diffĂ©rentes maisons de makguksu et expĂ©rimente lui-mĂȘme la fabrication des nouilles.

    Cette longue recherche porte notamment sur le travail du 100 % sarrasin et sur les techniques permettant d’en prĂ©server l’arĂŽme et la texture.

    Le bouillon constitue également une partie importante de cette recherche.

    DÚs les années de Hongcheon, le choix se porte sur un bouillon de viande, plutÎt que sur un bouillon de dongchimi. Différents types de viande et différentes méthodes de cuisson sont expérimentés afin de trouver un bouillon adapté aux nouilles de sarrasin.

    Deux Ă©lĂ©ments qui caractĂ©risent aujourd’hui le Seoryeong sont ainsi dĂ©jĂ  prĂ©sents : les nouilles 100 % sarrasin et le bouillon de viande.

    La recherche se poursuit ensuite Ă  Ganghwa, une Ăźle situĂ©e Ă  l’ouest de SĂ©oul et appartenant Ă  la ville mĂ©tropolitaine d’Incheon.

    Pendant environ trois ans, de nouvelles expérimentations sont menées pour trouver un bouillon qui corresponde précisément aux nouilles de sarrasin.

    C’est aprĂšs ce long parcours, de Hongcheon Ă  Ganghwa, que le travail arrive Ă  SĂ©oul.

    Seoryeong s’installe aujourd’hui à Namchang-dong, dans l’arrondissement de Jung-gu, au cƓur du secteur de Namdaemun.

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    La philosophie

    Seoryeong ne cherche pas simplement à reproduire le modùle d’un restaurant de Pyeongyang naengmyeon.

    Le point de départ est le sarrasin.

    Le travail porte sur le choix du grain, la proportion de sarrasin, la prĂ©paration de la pĂąte ainsi que les conditions de fabrication, notamment la tempĂ©rature et l’humiditĂ©.

    L’objectif est de prĂ©server ce qui caractĂ©rise une nouille de sarrasin : son arĂŽme, sa texture et sa prĂ©sence en bouche.

    Le bouillon est pensé parallÚlement.

    Chez Seoryeong, la nouille et le bouillon forment donc deux axes d’un mĂȘme travail.

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    Les spécialités

    Le Seoryeong Sunmyeon (서ë č 순멎) est le plat central de la maison : des nouilles 100 % sarrasin servies avec un bouillon clair de viande et du bƓuf.

    Le Seoryeong Sunmyeon (서ë č 순멎)

    Le Bibim Sunmyeon (ëč„ëč”순멎) propose les mĂȘmes nouilles dans une prĂ©paration assaisonnĂ©e et mĂ©langĂ©e.

    Le Bibim Sunmyeon (ëč„ëč”순멎)

    Le Deulgireum Sunmyeon (듀Ʞ늄순멎) associe le sarrasin Ă  l’huile de pĂ©rilla, une combinaison familiĂšre dans l’univers des nouilles de sarrasin.

    La carte comprend Ă©galement des mandu (만두), ainsi que le Hangjeong-jeyuk (í•­ì •ì œìœĄ) et le Seolhwa-bulgogi (ì„€í™”ë¶ˆêł êž°).

    Le Jeopsi Mandu (접시만두)

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    Entre makguksu et Pyeongyang naengmyeon

    Le makguksu et le Pyeongyang naengmyeon ont le sarrasin en commun, mais leurs histoires sont différentes.

    Le Pyeongyang naengmyeon est nĂ© dans le contexte de Pyeongan-do, au nord de la pĂ©ninsule, avant de se diffuser notamment Ă  SĂ©oul Ă  travers les dĂ©placements de population de l’aprĂšs-guerre.

    Le makguksu s’est dĂ©veloppĂ© dans Gangwon, en lien avec la culture du sarrasin et la vie rurale de la rĂ©gion.

    Deux traditions diffĂ©rentes se sont ainsi construites autour d’un mĂȘme ingrĂ©dient.

    Aujourd’hui, leurs frontiùres sont moins rigides. Certaines maisons de nouilles accordent davantage d’importance à la proportion de sarrasin, à l’arîme et à la texture des nouilles.

    Seoryeong s’inscrit dans cette Ă©volution.

    Mais il serait trop simple de dire que le makguksu est devenu du Pyeongyang naengmyeon.

    Son histoire correspond plutĂŽt Ă  une rencontre entre deux cultures de nouilles au sarrasin.

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    Une carte qui raconte cette rencontre

    Cette rencontre se lit également dans les noms et les préparations de la carte.

    Le Seoryeong Sunmyeon associe le 100 % sarrasin au bouillon de viande.

    Le Bibim Sunmyeon Ă©voque l’univers des nouilles froides mĂ©langĂ©es, tout en conservant la spĂ©cificitĂ© du 100 % sarrasin.

    Le Deulgireum Sunmyeon se rapproche davantage de la tradition des nouilles de sarrasin et du makguksu.

    À cĂŽtĂ© de ces nouilles apparaissent des plats que l’on retrouve Ă©galement sur les tables de certaines maisons de Pyeongyang naengmyeon, comme le jeyuk, le bulgogi ou les mandu.

    Mais Seoryeong leur donne ses propres noms et sa propre composition.

    Surtout, le mot « Pyeongyang » n’apparaĂźt pas dans le nom des nouilles principales.

    La maison choisit de mettre en avant son propre nom :

    Seoryeong Sunmyeon.

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    Le thé de sarrasin et le bouillon

    Le thĂ© de sarrasin s’inscrit naturellement dans l’univers du makguksu et des nouilles de sarrasin.

    Le bouillon, quant Ă  lui, rappelle une autre habitude de la culture du naengmyeon, oĂč un bouillon chaud peut accompagner le repas.

    Chez Seoryeong, les deux se retrouvent sur la mĂȘme table.

    Le bouillon a d’ailleurs Ă©tĂ© ajoutĂ© aprĂšs l’ouverture, Ă  la demande des clients qui souhaitaient pouvoir en boire avec les nouilles.

    Le centre de cette table reste cependant le sunmyeon.

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    L’ambiance

    L’espace de Seoryeong est sobre et fonctionnel.

    Certains éléments du décor racontent cependant le travail qui se trouve derriÚre les nouilles : outils utilisés pour la fabrication et présentation autour du métier de myeonjang, le maßtre des nouilles.

    Seoryeong a notamment été sélectionné dans le Guide Michelin 2025.

    Cette reconnaissance s’ajoute aux Ă©lĂ©ments qui tĂ©moignent du parcours de la maison et du travail consacrĂ© depuis longtemps au sarrasin et aux nouilles.

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    Le territoire : Séoul, entre différentes traditions

    Séoul est depuis longtemps un lieu de rencontre entre différentes traditions culinaires coréennes.

    Le Pyeongyang naengmyeon y occupe notamment une place importante, aprÚs avoir été introduit et développé dans la capitale au cours du XXe siÚcle.

    Seoryeong arrive dans ce paysage avec une autre histoire.

    Son parcours commence Ă  Hongcheon, dans Gangwon, avec le makguksu et le sarrasin.

    Il passe ensuite par Ganghwa, Ă  l’ouest de SĂ©oul, avant d’arriver Ă  Namchang-dong, dans Jung-gu, prĂšs de Namdaemun.

    La géographie du restaurant raconte ainsi aussi son histoire culinaire :

    Hongcheon → Ganghwa → SĂ©oul

    Makguksu → recherche sur le sarrasin → rencontre avec la culture du naengmyeon

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    Pourquoi découvrir cette adresse ?

    Seoryeong mĂ©rite d’ĂȘtre dĂ©couvert non pas seulement comme une nouvelle adresse associĂ©e au Pyeongyang naengmyeon, mais comme une maison de nouilles construite autour de plusieurs dĂ©cennies de recherche sur le sarrasin.

    Son histoire permet de comprendre les relations entre le makguksu et le naengmyeon, tout en rappelant que ces deux traditions ont des origines différentes.

    Elle montre Ă©galement comment une cuisine traditionnelle peut Ă©voluer lorsqu’elle change de territoire et rencontre une autre culture culinaire.

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    Mon regard

    Seoryeong montre que la transmission d’une cuisine ne passe pas toujours par une seule lignĂ©e.

    Son histoire commence avec le makguksu de Hongcheon, se poursuit par une longue recherche sur le sarrasin et le bouillon, puis rencontre à Séoul la culture du Pyeongyang naengmyeon.

    Il ne s’agit donc pas simplement d’une nouvelle interprĂ©tation du Pyeongyang naengmyeon.

    C’est une rencontre entre deux cultures du sarrasin, chacune ayant son histoire et son territoire.

    Seoryeong ne choisit finalement ni de se présenter comme une maison de makguksu, ni de prendre le nom de Pyeongyang naengmyeon.

    Il choisit son propre nom.

    Seoryeong Sunmyeon.

    Une rencontre, donc, plutît qu’une simple succession.

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    Pour aller plus loin

    Gastronomie corĂ©enne : Seoryeong Sunmyeon (서ë č ìˆœë©Ž)

    Les nouilles 100 % sarrasin qui constituent le cƓur de la maison.

    Gastronomie corĂ©enne · Bibim Sunmyeon (ëč„ëč”순멎)

    Une autre expression des nouilles de sarrasin de Seoryeong.

    Gastronomie corĂ©enne · Jeopsi Mandu (접시만두)

    Les mandu servis Ă  la table de Seoryeong.

  • Gastronomie corĂ©enne : Jeopsi Mandu (접시만두)

    Des raviolis coréens généreusement farcis de porc et de légumes

    Corée du Sud

    Restaurant Seoryeong (서ë č) · SĂ©oul

    Le Jeopsi Mandu (접시만두) est une variĂ©tĂ© de mandu, les raviolis corĂ©ens, proposĂ©e par Seoryeong, un restaurant spĂ©cialisĂ© dans les nouilles de sarrasin Ă  SĂ©oul.

    Servis simplement sur une assiette, ces mandu se distinguent par une farce généreuse composée de porc et de légumes. La pùte enveloppe la farce sans en masquer les saveurs, laissant toute sa place à son caractÚre.

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    Les ingrédients

    La pĂąte

    La pùte est fine et souple. Elle enveloppe généreusement la farce tout en restant suffisamment délicate pour ne pas en masquer les saveurs.

    La farce

    La farce est généreusement composée de porc et de légumes.

    Le porc apporte sa richesse et son moelleux, tandis que les légumes apportent fraßcheur et texture.

    L’ensemble donne une farce gĂ©nĂ©reuse, Ă  la fois moelleuse et Ă©quilibrĂ©e.

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    Le plat

    Le Jeopsi Mandu se dĂ©couvre d’abord par son apparence : les mandu sont gĂ©nĂ©reusement remplis, donnant Ă  chacun une forme pleine et charnue.

    À la dĂ©coupe, leur caractĂšre apparaĂźt davantage.

    La pĂąte souple laisse apparaĂźtre une farce dense et gĂ©nĂ©reuse, oĂč le porc et les lĂ©gumes se mĂȘlent.

    En bouche, le porc apporte une texture moelleuse et une certaine richesse, tandis que les légumes introduisent fraßcheur et contraste.

    La pĂąte joue alors un rĂŽle d’équilibre : elle enveloppe la farce sans prendre le dessus.

    Le mandu devient ainsi un équilibre entre la douceur de la pùte, la générosité de la farce et le contraste apporté par les légumes.

    Il peut ensuite ĂȘtre lĂ©gĂšrement trempĂ© dans la sauce soja.

    La sauce soja apporte une touche salée et souligne les saveurs de la farce sans les masquer.

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    Une culture

    Le mandu occupe une place importante dans la cuisine coréenne et se décline selon les farces, les formes et les modes de cuisson.

    Cette diversitĂ© permet de dĂ©couvrir le mandu Ă  travers des Ă©quilibres diffĂ©rents entre la pĂąte et ce qu’elle renferme.

    Avec le Jeopsi Mandu, la générosité de la farce est particuliÚrement mise en avant.

    Le porc et les lĂ©gumes forment le cƓur du plat, tandis que la pĂąte les enveloppe et que la sauce soja vient simplement complĂ©ter l’ensemble.

    Le mandu montre ainsi comment un plat en apparence simple peut reposer sur un équilibre précis entre pùte, farce et assaisonnement.

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    Accord mets et vin

    Chablis 2023

    Domaine Nathalie & Gilles FĂšvre

    La fraĂźcheur et la tension du Chablis accompagnent bien la richesse de la farce au porc.

    Son caractÚre droit et sa fraßcheur apportent de la légÚreté au palais, tandis que sa minéralité crée un contraste avec le moelleux de la farce.

    La sauce soja, avec sa touche salée, trouve également un écho naturel dans la fraßcheur et la précision du vin.

    Un accord fondé sur la fraßcheur, la tension et le contraste.

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    Mon regard

    Ce qui me plaßt dans ce Jeopsi Mandu est la générosité qui se révÚle progressivement.

    D’abord par son apparence, puis au moment de la dĂ©coupe, lorsque la farce apparaĂźt, et enfin en bouche, oĂč le porc et les lĂ©gumes prennent toute leur place.

    La pñte ne cherche pas à rivaliser avec la farce. Elle l’enveloppe simplement et lui laisse exprimer son caractùre.

    Un mandu gĂ©nĂ©reux, oĂč la simplicitĂ© de la forme laisse toute sa place Ă  la richesse de la farce.

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    Pour aller plus loin

    Restaurant · Seoul (서욞) – Seoryeong (서ë č)

    →Le restaurant oĂč j’ai dĂ©gustĂ© le Seoryeong Sunmyeon.

    Gastronomie corĂ©enne : Seoryeong Sunmyeon (서ë č ìˆœë©Ž)

    → DĂ©couvrir le Sunmyeon et son histoire autour du sarrasin.

    Gastronomie corĂ©enne : Bibim Sunmyeon (ëč„ëč”순멎)

    → DĂ©couvrir une autre expression des nouilles de sarrasin, entre assaisonnement et mĂ©lange.

  • Gastronomie corĂ©enne : Bibim Sunmyeon (ëč„ëč”순멎)

    Le sarrasin dans une expression plus vive

    Corée du Sud

    Restaurant Seoryeong (서ë č) · SĂ©oul

    Le Bibim Sunmyeon (ëč„ëč”순멎) est un plat proposĂ© par Seoryeong (서ë č), un restaurant spĂ©cialisĂ© dans les nouilles de sarrasin Ă  SĂ©oul.

    Contrairement au Sunmyeon servi dans un bouillon clair, les nouilles sont ici accompagnĂ©es d’un assaisonnement rouge, relevĂ© et lĂ©gĂšrement sucrĂ©, qui vient les envelopper.

    PrĂ©parĂ©es avec 100 % de sarrasin, elles conservent leur parfum dĂ©licat et leur texture particuliĂšre, tandis que l’assaisonnement apporte davantage d’intensitĂ© au plat.

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    Les ingrédients

    Les nouilles de sarrasin

    Comme pour le Sunmyeon, les nouilles sont préparées avec 100 % de sarrasin, sans farine de blé ni amidon.

    Leur texture délicate et leur parfum caractéristique constituent la base du plat.

    L’assaisonnement et les garnitures

    L’assaisonnement rouge apporte une expression plus intense aux nouilles.

    Les garnitures apportent fraĂźcheur et contraste de textures, permettant d’équilibrer le caractĂšre de l’assaisonnement.

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    Le plat

    Le Bibim Sunmyeon se rĂ©vĂšle vĂ©ritablement au moment oĂč l’on mĂ©lange les nouilles.

    Au dĂ©part, les nouilles, l’assaisonnement et les garnitures restent distincts.

    En mĂ©langeant, l’assaisonnement enveloppe progressivement les nouilles et se rĂ©partit entre les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments.

    En bouche, l’assaisonnement apporte d’abord son intensitĂ© et son piquant. La fraĂźcheur des garnitures vient ensuite allĂ©ger l’ensemble.

    La texture dĂ©licate des nouilles crĂ©e un contraste avec l’assaisonnement, tandis que le parfum du sarrasin reste prĂ©sent derriĂšre celui-ci.

    Le plat Ă©volue ainsi au fil de la dĂ©gustation : le sarrasin, discret dans l’expression, rencontre une sauce plus vive et plus affirmĂ©e.

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    Une culture

    Les nouilles de sarrasin occupent une place particuliĂšre dans la cuisine corĂ©enne et peuvent ĂȘtre apprĂ©ciĂ©es sous diffĂ©rentes formes.

    Le Sunmyeon met en avant la dĂ©licatesse du sarrasin Ă  travers un bouillon clair. Le Bibim Sunmyeon propose une approche diffĂ©rente, fondĂ©e sur l’assaisonnement et le mĂ©lange.

    Le geste de mĂ©langer fait ici partie intĂ©grante de l’expĂ©rience. À mesure que la sauce enveloppe les nouilles, les saveurs et les textures se rapprochent et s’équilibrent.

    Une mĂȘme nouille peut ainsi offrir deux expressions : l’une dans la retenue, l’autre dans l’intensitĂ©.

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    Accord mets et vin

    Manon Rosé, CÎtes de Provence 2019

    Ravoire & Fils

    La fraßcheur de ce rosé de Provence accompagne naturellement le caractÚre relevé du Bibim Sunmyeon.

    Elle apporte une sensation de lĂ©gĂšretĂ© face Ă  l’intensitĂ© de l’assaisonnement et rafraĂźchit le palais entre les bouchĂ©es.

    Sa texture souple accompagne celle des nouilles, tandis que sa fraßcheur crée un contraste agréable avec la sauce.

    Un accord fondĂ© sur la fraĂźcheur, le contraste et l’équilibre.

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    Mon regard

    Ce qui m’intĂ©resse dans le Bibim Sunmyeon est la maniĂšre dont une mĂȘme nouille peut offrir une expĂ©rience trĂšs diffĂ©rente selon son accompagnement.

    Avec le Sunmyeon, le bouillon laisse progressivement apparaĂźtre le parfum du sarrasin. Ici, l’assaisonnement apporte immĂ©diatement une expression plus vive.

    Pourtant, le sarrasin reste au centre du plat.

    Deux maniĂšres de dĂ©couvrir une mĂȘme nouille : l’une dans la retenue, l’autre dans le mouvement et l’intensitĂ©.

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    Pour aller plus loin

    Restaurant · Seoul (서욞) – Seoryeong (서ë č)

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