Kyunghee Kim | Regard Gastronomique

La gastronomie coréenne et française, le vin et les récits culinaires

  • Il arrive parfois que l’on demeure

    dans la compassion envers soi-même,

    portant en soi mille raisons.

    Ces récits,

    à certains moments semblent réels,

    et à d’autres

    résonnent comme de silencieuses justifications.

    Pourtant, au cœur de ces histoires

    demeurent des blessures anciennes

    et une solitude

    que l’on peine à nommer.

    La compassion envers soi-même

    se présente d’abord

    comme une consolation douce.

    Comme la douceur d’un vin

    qui se déploie un instant en bouche

    avant de disparaître,

    ce sentiment enveloppe brièvement le cœur.

    Mais lorsque cette douceur s’efface,

    ce qui demeure

    est peut-être

    une légère amertume

    qui persiste quelque part.

    Il arrive souvent

    que l’on se laisse porter

    par ces récits qui murmurent :

    « C’est peut-être pour cela

    que les choses se sont ainsi déroulées. »

    Et lorsque ces histoires

    s’accumulent silencieusement

    au fil du temps,

    elles révèlent peu à peu

    jusqu’où un être humain

    peut être indulgent envers lui-même,

    et en même temps

    jusqu’où il peut aussi

    se maintenir attaché.

    En observant ainsi

    sa propre compassion,

    il arrive que l’on ressente aussi

    la compassion

    au moment où l’on regarde les autres.

    La compassion

    ne porte pas toujours

    le même visage.

    Parfois, elle se tourne vers soi.

    Parfois, vers autrui.

    Mais ce regard

    ne reflète pas toujours

    la vie de l’autre

    telle qu’elle est réellement.

    Il arrive que l’on observe

    la vie des autres

    à travers les repères

    du monde que l’on connaît.

    Ainsi, la compassion

    devient parfois

    moins une compréhension de l’autre

    qu’un miroir

    du monde que l’on porte en soi.

    C’est peut-être pour cela

    que certaines personnes,

    plus elles sentent

    l’inquiétude dirigée vers elles,

    plus elles réduisent leurs paroles.

    Une compassion

    qui n’est pas véritablement comprise

    peut fermer le cœur

    plutôt que l’ouvrir.

    La compassion

    est peut-être

    un sentiment très délicat.

    Lorsqu’elle est offerte

    sans vraiment connaître

    la vie de l’autre,

    elle peut, au lieu de consoler,

    toucher silencieusement

    quelque chose de fragile.

    Peut-être est-elle alors

    plus proche

    d’un regard posé avec douceur

    avant tout jugement.

    Lorsque nous parvenons

    à regarder la vie des autres

    telle qu’elle est,

    alors peut-être

    que la compassion

    peut demeurer sans blesser.

    Et peut-être aussi

    qu’à partir de cet instant,

    l’être humain

    commence de nouveau

    à marcher vers la lumière.

    Château Montrose 2013, Saint-Estèphe

    Un vin dont la lumière se révèle au fil du temps.

  • La paix intérieure

    commence au moment où l’on se comprend soi-même.

    Il arrive que le cœur vacille,

    sans que l’on sache vraiment pourquoi,

    comme si quelque chose se serrait au fond de soi.

    Ce sont des jours où l’on ressent, dans le corps,

    que le monde ne suit pas toujours le cours

    que l’on avait imaginé.

    Alors, parfois, une pensée traverse l’esprit :

    en passant simplement dans la vie,

    l’être humain peut laisser

    des blessures autant que des joies,

    pour lui-même comme pour les autres.

    Accepter ce processus n’est pas facile.

    Mais avec le temps,

    le cœur se relâche peu à peu.

    Il arrive aussi que la vie

    pèse sur l’esprit

    par des choses que l’on ne peut choisir.

    Des situations inattendues,

    des événements difficiles à comprendre.

    Et pourtant, l’ampleur de la souffrance

    que ces moments provoquent

    dépend souvent de l’espace

    que le cœur est capable d’accueillir.

    Dans les relations,

    l’être humain découvre parfois qui il est.

    Mais le moi que les autres voient

    n’est qu’une image façonnée

    par leur regard.

    Le moi que l’on voit soi-même

    se forme également

    à travers ses propres critères.

    Rester centré malgré les secousses

    et mûrir peu à peu.

    Peut-être est-ce là

    la direction d’une vie.

    Les paroles et les gestes des autres

    peuvent parfois troubler le cœur,

    mais on tente alors

    de retrouver son centre.

    Ce chemin est lent,

    et parfois difficile.

    Pourtant, au fil de ce temps,

    le monde se laisse comprendre

    un peu mieux,

    et l’on apprend aussi

    à se connaître.

    Même les parts de soi

    que l’on n’arrive pas entièrement à accepter

    finissent peu à peu

    par devenir une partie de soi.

    Ne pas atteindre

    la perfection définie par le monde

    n’est peut-être pas si grave.

    Pouvoir garder son centre

    même en vacillant.

    La vie ressemble

    à un vin qui mûrit longuement.

    Au début, elle peut être rugueuse

    et déséquilibrée.

    Mais avec le temps,

    elle développe sa propre profondeur

    et son parfum.

    De même qu’un vin

    ne mûrit pas plus vite

    parce qu’on le presse,

    l’être humain aussi

    se comprend peu à peu

    au fil du temps.

    Le jugement des autres

    n’est que l’image

    qu’ils perçoivent.

    Ce n’est jamais l’être tout entier.

    Traverser les expériences

    et faire des choix,

    puis sentir que l’on mûrit peu à peu —

    cela peut déjà suffire.

    Peu importe

    comment les autres nous regardent

    ou quelles difficultés surgissent.

    Ce qui façonne

    la texture d’une vie

    est la manière

    dont on s’accueille soi-même

    et dont on continue à grandir.

    Ainsi la vie

    mûrit lentement.

    Rugueuse et imparfaite peut-être,

    mais portant chacune

    sa propre profondeur

    et son propre parfum.

    Château Latour 2011, Pauillac.

    Un vin de temps et de profondeur.

  • Le piquant aussi a plusieurs nuances.

    On l’appelle d’un seul mot,

    mais en lui demeurent des profondeurs et des directions différentes.

    Le piquant du piment se diffuse vers l’intérieur.

    Il ne s’arrête pas au bout de la langue,

    il pénètre lentement dans le corps.

    Celui du poivre s’avance d’abord par le parfum

    et s’installe avec discrétion.

    Tous relèvent du piquant,

    mais le corps ne les accueille pas de la même manière.

    Dans les vents longs et froids,

    les hommes ont peut-être cherché une chaleur plus profonde.

    Les soupes brûlantes et les assaisonnements épicés

    élèvent la température du corps

    et délient les sensations figées.

    Ce n’était peut-être pas une préférence,

    mais une réponse que le corps avait mémorisée avant même la conscience.

    Avec le temps,

    cette réponse devient familiarité,

    et la familiarité devient goût.

    Mais la chaleur

    ne provient peut-être pas seulement du climat.

    Les émotions tues,

    les souffles retenus,

    la tiédeur restée immobile sans pouvoir circuler.

    La chaleur sur la table

    ressemble parfois à cette température intérieure.

    Le piquant

    remplit d’un seul coup la sensation.

    L’intensité du stimulus

    suspend un instant les autres couches.

    Et pourtant, cette chaleur

    réveille les sens engourdis

    et remet en mouvement un corps figé.

    Elle rend la perception plus nette,

    tout en reléguant, un instant,

    les nuances plus délicates à l’arrière-plan.

    L’acidité s’avance autrement.

    Elle demeure longtemps

    et laisse une question dans la bouche.

    Un léger déséquilibre la rend âpre,

    mais lorsqu’elle trouve sa place,

    elle tient l’ensemble avec calme.

    Comme une charpente invisible,

    elle soutient le mouvement sans se montrer.

    L’acidité

    ressemble à un éveil de l’esprit

    dans un état d’engourdissement ou d’inertie.

    Elle clarifie la pensée troublée

    et défait, couche après couche,

    les émotions emmêlées.

    Au lieu d’exploser, elle ordonne ;

    au lieu d’emporter, elle retient.

    Mais l’acidité aussi,

    si elle devient excessive,

    resserre la sensation

    et réduit l’espace où d’autres arômes pourraient se déployer.

    Une saveur peu familière

    ne se laisse pas toujours lire facilement.

    Ce n’est pas un manque,

    mais peut-être la trace d’un temps façonné autrement.

    Sous un soleil intense,

    on accueille des fruits gorgés de lumière ;

    dans les vents rudes,

    des grains mûris avec fermeté.

    Là où le froid s’étire longtemps,

    on porte à la bouche

    des racines qui réchauffent

    et des graines dont le parfum réveille le souffle.

    Ainsi, le corps

    se nourrit du climat

    et garde la mémoire de son environnement.

    Avant d’être un choix,

    le goût est peut-être déjà

    une langue apprise par le corps.

    Certains environnements

    nous font chercher la chaleur,

    d’autres

    nous apprennent à accueillir l’acidité.

    La différence n’est pas affaire de supériorité,

    mais de direction prise par le temps accumulé.

    La maturité, peut-être,

    ne consiste pas à s’attacher à un seul stimulus,

    mais à percevoir ensemble

    les couches superposées derrière lui.

    Le piquant,

    comme l’acidité,

    possèdent tous deux

    la force d’éveiller les sens.

    Seule diffère la direction

    dans laquelle cette force demeure.

    Ce ne sont que

    des températures d’une nuance différente.

    Naître et vivre

    ne relèvent ni du bien ni du mal,

    mais de l’histoire du climat que chacun a traversé.

    Et ce climat,

    aujourd’hui encore,

    respire doucement

    sur la table où nous mangeons.

    Château Pontet-Canet 2017, Pauillac.

    Un vin pour penser le temps.

  • La vie est une succession de choix.

    Même lorsque les jours ne suivent pas le cours espéré,

    ce sont les décisions infimes — ce que l’on ajoute, ce que l’on retire —

    qui finissent par dessiner la trame d’un être.

    Comme un plat qui s’accomplit lentement sur le feu,

    un jour ne naît pas de l’improvisation,

    mais de la température des choix et du temps qu’on leur accorde.

    Vivre la journée à sa manière,

    laisser derrière soi une histoire, si petite soit-elle,

    et chercher peu à peu sa propre saveur.

    Il n’existe aucune recette définitive pour vivre.

    Parfois l’assaisonnement est incertain,

    parfois le feu est trop vif et brûle.

    Mais l’absence de réponse unique rend plus attentif,

    et les hésitations approfondissent l’arôme.

    Ces choix se révèlent aussi dans les relations.

    Avec le temps, une évidence apparaît :

    l’amour n’est pas le nom d’une émotion ardente,

    mais l’attitude qui cherche à comprendre la texture de l’autre.

    En apprenant à lire la température cachée derrière les mots et les gestes,

    on découvre qu’il y a une raison au sel,

    une histoire derrière l’amertume.

    Au lieu de vouloir transformer,

    accueillir la saveur telle qu’elle est

    adoucit peu à peu les liens.

    Ne pas laisser la culpabilité mariner les cœurs,

    ne pas ajouter du sel sur les blessures,

    mais choisir d’être, comme un bouillon tiède,

    une présence qui enveloppe.

    Ainsi la vie trouve lentement son équilibre.

    Un jour se compose de ces instants —

    de choix, de nuances, de textures sensibles.

    Ne pas attiser le feu excessivement,

    ne pas le laisser s’éteindre non plus,

    mais garder la juste température.

    Et regarder chaque moment

    sans précipitation —

    Peut-être est-ce là

    la manière la plus délicate

    de façonner un jour.

    kyunghee Kim

    Regard Gastronomique

  • Il semble que chacun naisse avec une lumière qui lui est propre.

    Cette lumière n’est pas éclatante comme le soleil.

    Elle ressemble plutôt à celle qui demeure près d’une fenêtre en fin d’après-midi,

    effleurant doucement la surface des choses.

    Chez certains, elle se diffuse largement.

    Chez d’autres, elle éclaire longtemps les profondeurs.

    Invisible parfois,

    elle est pourtant déjà là.

    Même une vigne, au sein d’un même terroir,

    ne mûrit pas au même rythme

    selon la durée du soleil et la texture du vent.

    Ainsi, dans une même époque,

    chacun porte une température, une trame, une intensité différentes.

    Ce qui m’est léger

    demande à d’autres un long souffle pour se tenir.

    Le talent naturel d’autrui

    peut me sembler une hauteur difficile à atteindre.

    Le vin en témoigne également.

    Certaines bouteilles, dès l’ouverture du bouchon,

    libèrent un parfum lumineux.

    D’autres, dans le verre,

    lentement, très lentement,

    révèlent leur texture intime.

    L’intensité n’est pas la preuve de la profondeur,

    et la délicatesse n’est pas un signe d’insuffisance.

    Il s’agit simplement d’une autre trame,

    d’un autre équilibre.

    Certains éclairent largement le monde.

    D’autres illuminent profondément le cœur d’une seule personne.

    La direction de leur lumière diffère,

    sans être moindre ni supérieure.

    Peut-être que la maturité consiste à porter un regard

    qui n’évalue pas la lumière d’autrui,

    à laisser chaque clarté exister sans la mesurer à nos propres critères.

    Alors, nous comprenons.

    Qu’aucune lumière n’est insignifiante.

    Que l’existence, en elle-même, est déjà suffisante.

    Et lorsque nos lumières se reflètent les unes les autres,

    la nôtre devient, doucement,

    plus claire —

    plus consciente d’elle-même.

    Kyunghee Kim

    Regard Gastronomique

  • Le sentiment de supériorité ne naît pas toujours des hauteurs visibles.

    Certains jours,

    il se dépose comme un film invisible,

    une fine pellicule sur la surface d’un être.

    Les grands arômes ne proviennent pas uniquement des vins prestigieux.

    Même une bouteille modeste

    peut laisser éclater en premier

    un fruit trop démonstratif,

    qui donne l’illusion de grandeur.

    La supériorité ne surgit pas seulement

    dans l’éclat des trophées.

    Elle apparaît au moment où l’on croit

    savoir un peu plus que l’autre,

    être un peu plus raffiné,

    se tenir correctement

    dans le cadre des normes établies —

    Alors

    une acidité subtile s’élève.

    Moins tranchante que nette,

    elle ne vise personne directement

    et pourtant

    elle installe une hauteur silencieuse.

    « Je suis, peut-être, un peu meilleur que lui. »

    Cette pensée n’élève pas la voix.

    Elle sourit doucement.

    Même dans le sentiment d’avoir été bienveillant,

    elle s’infiltre.

    Entre « j’ai supporté »

    et « j’ai compris »,

    une ligne invisible se trace.

    Ici et là.

    Dans le vin aussi,

    un boisé trop appuyé

    laisse parfois l’empreinte excessive du bois.

    L’acidité rend l’existence plus nette,

    mais lorsqu’elle devient excessive,

    elle resserre la bouche

    et ne laisse plus d’espace

    aux autres strates pour se déployer.

    Il en va de même

    du sentiment de supériorité.

    Au début,

    il ressemble à une protection.

    Puis il enferme peu à peu

    dans une seule élévation.

    Et dans cet espace réduit,

    la complexité de l’autre ne s’ouvre plus pleinement.

    Un arôme véritablement stable

    n’a pas besoin de se surligner.

    Les êtres humains mûrissent

    dans leurs propres climats.

    Certaines années sont généreuses,

    d’autres plus rudes.

    À l’instant où l’on considère cette différence,

    la supériorité se dilue.

    Et ce qui demeure

    n’est plus la comparaison,

    mais la curiosité

    pour les arômes singuliers des autres.

    Peut-être que la maturité

    consiste simplement

    à pouvoir demeurer

    sans avoir à prouver son parfum.

    Kyunghee Kim

    Regard Gastronomique

  • La cuisine coréenne se divise en cinq saveurs :

    le sucré, l’acide, l’amer, le salé et l’umami.

    L’umami est la plus subtile de toutes,

    une saveur difficile à décrire avec des mots.

    Le sucré ouvre le cœur, l’acide apporte de la vitalité,

    l’amer ajoute de la profondeur, le salé équilibre le tout,

    et l’umami tisse des liens délicats entre ces saveurs.

    Ce n’est pas un concept qui rassemble toutes les saveurs,

    c’est une saveur indépendante à part entière.

    Sa nature est subtile et douce,

    elle met en valeur les autres goûts et enrichit la profondeur des saveurs.

    En France, il n’existe pas de mot pour désigner l’umami.

    On ne parle pas d’umami directement, mais on utilise plutôt des expressions comme « harmonieux », « équilibré »  pour décrire le goût.

    On exprime la nourriture et le vin de la même manière.

    Pour eux, le goût est un monde sans frontières,

    un espace égalitaire où des existences différentes se tiennent côte à côte.

    Cette égalité n’est pas un principe ni un slogan,

    elle est déjà inscrite dans leur façon de percevoir le goût.

    Un verre de vin et une assiette se tiennent sur un pied d’égalité,

    chacun contribuant à l’ordre gustatif,

    et dans cet équilibre, l’humain se place en harmonie avec la nature.

    L’umami coréen est une sensibilité qui perçoit les différences avec finesse,

    l’équilibre français est une perception qui établit l’égalité au cœur de la diversité.

    L’un est l’esthétique de la subtilité,

    l’autre l’esthétique de la générosité face à la différence.

    Ils ont suivi des chemins différents, mais

    ces deux mondes se rejoignent non pas dans le jugement du juste ou du faux,

    mais dans la compréhension que chaque perspective et expérience est une manière légitime de voir le monde —

    sous le nom du « respect ».

    Finalement, la manière dont nous percevons le goût

    ressemble à la façon dont nous abordons le monde.

    Ce qui se passe dans la bouche est un condensé de la vie.

    Le sucré et l’amer, le salé, l’acide et l’umami doivent se mêler

    pour que la saveur de la vie devienne profonde.

    Et au moment où nous acceptons toutes ces différences,

    nous devenons enfin des « êtres en harmonie ».

  • À Namsan, à Séoul, au Banyan Tree Club & Spa Seoul, découvrez un espace où l’on peut savourer l’art culinaire et sensoriel du chef Choonghu Lee.

    Situé à Séoul, en Corée du Sud, au Banyan Tree Club & Spa Seoul niché sur le mont Namsan, ce restaurant est bien plus qu’un simple lieu de dégustation : c’est une scène où l’art culinaire prend toute sa dimension.

    Sous la direction du chef Choonghu Lee, une philosophie à la fois innovante et délicate s’exprime à travers une gastronomie qui marie subtilement tradition et modernité.

    Dans une atmosphère moderne et raffinée, chaque repas se transforme en un voyage sensoriel, éveillant à la fois les sens et les émotions.

    Le chef Choonghu Lee fait partie des tout premiers en Corée à avoir été couronnés par le guide Michelin.

    Célèbre pour son approche audacieuse et épurée, il poursuit une quête culinaire où l’audace rencontre la précision.

    Également connu pour son restaurant Zero Complex, il cherche aujourd’hui, dans ce lieu unique, à donner vie à une cuisine lumineuse, expérimentale mais toujours parfaitement harmonieuse.

    Au Menu

    1. Sora, Maïmil, Herb (소라, 메밀, 허브)

    Bulot, sarrasin, herbes de saison

    Une entrée délicate qui sublime le bulot.

    Les chairs tendres du coquillage se posent sur une fine tuile croustillante de sarrasin, relevées d’une vinaigrette au bacon qui en intensifie la profondeur et la gourmandise.

    L’ensemble est accompagné d’un aïoli soyeux et d’herbes de saison parfumées, offrant un équilibre raffiné où fraîcheur, harmonie et élégance des saveurs se rencontrent.

    2. Pan (빵)

    Pain

    Le pain, servi chaud, allie parfaitement une croûte croustillante à une mie tendre et moelleuse.

    Accompagné d’un beurre naturel français à haute teneur en lait, chaque bouchée révèle une richesse et une onctuosité incomparables.

    La simplicité de cette alliance entre pain et beurre offre déjà une expérience gustative remarquable.

    3. Daegou, Green bean, Pilpil

    (대구, 그린빈, 필필)

    Cabillaud, haricots verts, pil-pil

    Le cabillaud frais est délicatement cuit pour préserver une texture tendre et juteuse.

    En garniture, des haricots verts et du pomelo apportent une touche de fraîcheur, tandis qu’une sauce au poisson subtilement parfumée au fenouil et la sauce pil-pil traditionnelle espagnole viennent créer un équilibre harmonieux et profond des saveurs en bouche.

    Accord Met & Vin

    1. Chateau Tour des Gendres Anthologia blanc 2018

    Ce vin blanc emblématique provient de la région de Bergerac, dans le sud-ouest de la France.

    Cépages : Sauvignon Blanc et Sémillon

    Riche et élégant, il se distingue par sa fraîcheur aromatique et sa structure délicate, offrant des notes florales et fruitées qui s’accordent parfaitement avec des plats de fruits de mer ou des entrées légères comme le bulot et les herbes de saison.

    Sa maturité fruitée et son acidité vive se conjuguent en un équilibre parfait, révélant à la fois élégance et profondeur.

    Au verre, sa couleur dorée scintille, libérant des arômes de poire mûre, pêche et abricot, subtilement enrichis par des nuances d’herbes fraîches et de bois.

    En bouche, l’attaque crémeuse et la fraîcheur acidulée se répondent harmonieusement, et la finale, longue et persistante, laisse une impression mémorable.

    Les arômes de fruits mûrs du vin, accompagnés de subtiles notes herbacées et d’une texture crémeuse, viennent intensifier la saveur umami du bulot, tout en s’harmonisant parfaitement avec la fraîcheur des herbes de saison, créant un équilibre délicat et raffiné en bouche.

    La texture tendre du cabillaud, associée à la fraîcheur fruitée du pamplemousse et du pomelo, s’accorde naturellement avec l’acidité vive et rafraîchissante du vin.

    Les saveurs subtiles de la sauce au poisson parfumée au fenouil et de la sauce pil-pil espagnole se marient aux nuances délicates apportées par le bois du vin, créant ainsi une complexité aromatique harmonieuse et raffinée en bouche.

    4. Han-Woo Chaeque densim, Banga, Gamja (한우 채끝 등심, 방아잎, 감자)

    Bœuf coréen Han-Woo, feuilles de banga, pommes de terre

    Le bœuf Han-Woo, longuement cuit sous vide, révèle une texture tendre et juteuse.

    Sous la viande, des feuilles de banga légèrement sautées au beurre, un purée de pommes de terre onctueuse et de petits oignons marinés à la vinaigrette au citron apportent fraîcheur et délicatesse.

    La sauce au vin rouge, riche et profonde, réalisée à partir du jus de cuisson du bœuf, sublime le caractère savoureux de la viande.

    Les herbes aromatiques délicates et la crème de pommes de terre ajoutent des nuances supplémentaires, offrant un voyage gustatif complexe et harmonieux en bouche, où chaque bouchée révèle équilibre et raffinement.

    5. Crêpe, Caramel, Pineapple

    (크레페, 카라멜, 파인애플)

    Crêpe, caramel à l’orange, ananas

    Une crêpe délicatement dorée, nappée d’un caramel à l’orange et accompagnée d’ananas frais, offrant un équilibre parfait entre douceur et acidité.

    La crêpe est sublimée par une crème fermentée au zeste de citron, qui tempère élégamment la richesse sucrée et apporte une touche de fraîcheur.

    Chaque bouchée alterne entre douceur et vivacité, se terminant par une finale longue et raffinée, laissant un souvenir gourmand et élégant en bouche.

    Il ne s’agit pas d’un simple repas, mais d’un voyage gastronomique à savourer avec tous les sens.

    Les plats du chef Choonghu Lee, à la fois subtils et expérimentaux, offrent sur chaque assiette des surprises et des plaisirs inattendus. Associés à des accords mets et vins soigneusement pensés, ils révèlent toute la profondeur et l’harmonie des saveurs.

    Dans une atmosphère moderne et raffinée, déguster une cuisine épurée accompagnée de vins parfaitement assortis transforme chaque instant en une expérience mémorable, qui dépasse le quotidien pour laisser un souvenir durable dans l’esprit et le cœur.

    Si vous souhaitez vivre une expérience gastronomique unique à Séoul, vous pouvez réserver via le lien ci-dessous.

    👉 Remplir le formulaire de réservation

  • l’adresse de la haute gastronomie contemporaine à Séoul, célébrée par le Guide Michelin

    Ici, le repas n’est jamais un simple repas ; il devient une expérience, une émotion qui s’imprime dans la mémoire et dans le cœur. 

    Le goût coréen, réinventé pour le monde.

    Le goût pur des ingrédients,

    le temps de la fermentation.

    entre racines coréennes et créativité sans frontières.

    Au Menu

    1. Amuse-bouche

    1)Sola (소라)

    Bulot délicatement préparé, servi avec une fine feuille comestible pour une bouchée raffinée.

    Un bulot qui capture les saveurs de la mer, une assiette empreinte du temps de la nature. 

    2) Tomato (토마토)

    Tomates marinées et touche de pétales — la beauté de la simplicité.

    Une bouchée délicate où les tomates marinées, légèrement acidulées, sont sublimées par des pétales de fleurs.

    2. Beet (비트)

    Colorée à la betterave, cette fine tuile croustillante est garnie d’une crème onctueuse à base de betterave, de moelle osseuse de bœuf et de myeong-i namul (명이나물), une herbe de montagne coréenne proche de l’ail des ours. Une bouchée qui allie croquant et douceur. 

    Accord met et vin 

    1. Les Jardins En-Chantants – Gniff 2021

    Vin orange nature d’Alsace, France

    Cépages : Pinot Gris, Riesling, Silvaner, Auxerrois, Gewurztraminer, Muscat Blanc

    Inspiré par les adorables chats du domaine et les carottes violettes (Gniff) cultivées avec soin, ce vin orange est un hommage à la nature : délicat, vibrant, empreint de poésie et de caractère.

    Ses arômes subtils mais expressifs s’accordent merveilleusement avec des textures croquantes. La touche crémeuse des plats fait éclore en bouche des notes épicées de gingembre, de cannelle et de zeste d’orange, à la fois parfumées et légèrement amères, qui persistent avec élégance.

    3. Yangbaetcho (양배추)

    Chou blanc et rouge de Haenam, fermentés et légèrement carbonisés, enveloppés dans du kim (김), l’algue coréenne.

    Les saveurs douces du Baek-kimchi (백김치), version non pimentée du kimchi traditionnel à base de chou fermenté, sont sublimées par un beurre à l’Aekjeot (액젓), sauce de poisson fermentée.

    Servi avec du pain au levain grillé au charbon, pour une expérience à la fois croquante et raffinée.

    4. Saé-ou (새우)

    À la base, une huile orange infusée au huā jiāo (poivre de Sichuan) et aux crevettes (Saé-ou).

    Par-dessus, un dim sum de crevette, garni de champignons enoki finement frits et de pickles de champignons mangatak (man-gatak).

    Chaque bouchée se savoure en mélangeant délicatement tous les éléments, puis en la déposant sur une tranche de pain au levain grillé, pour une harmonie parfaite de textures et de saveurs.

    5. Danggun (당근)

    Sur de fines tranches de carottes de terre de Jeju, des noisettes disposées avec légèreté viennent sublimer ce plat délicat. 

    Les carottes croquantes, légèrement acidulées, éveillent le palais, tandis que les noisettes apportent leur texture croustillante et leurs saveurs à la fois douces et gourmandes, ajoutant profondeur et équilibre au plat. 

    La délicatesse des carottes se mêle à la profondeur des noisettes, offrant une harmonie parfaite et le plaisir de découvrir, en une seule bouchée, des textures et des saveurs qui se superposent avec élégance.

    6. Dwaeji Moksal Gui (돼지 목살 구이)

    L’échine de porc est servie séparément de sa graisse.

    Sur la graisse rôtie et parfumée, une sauce umami à base d’anchois et de mélasse de poisson, accompagnée de myeong-i namul marinée et de coriandre fraîche, vient compléter un ensemble de saveurs riches et variées. 

    L’échine épaisse est sublimée par une sauce à l’ail noir, qui révèle avec élégance toute la richesse du porc.

    Ce plat met en valeur une structure délicate, où les différentes parties, les fermentations et les herbes se distinguent tout en s’harmonisant parfaitement dans une seule assiette.

    Accord met et vin 

    2. Mainova Milmat ReservaTinto 2020

    Vin rouge du Portugal.

    Cépages : Alicante Bouschet, Touriga Nacional, Syrah

    Sa structure généreuse et ses arômes de fruits noirs mûrs enveloppent avec douceur la richesse de la graisse et la profondeur de la sauce à l’ail noir.

    7. Ou-Eong (우엉) 

    Sur une glace parfumée au caramel et à la sauce soja, des écorces de bardane finement frites apportent du croquant, sublimées enfin par une touche d’huile de sésame.

    Commencez par déguster les écorces de bardane, puis savourez l’ensemble des ingrédients : vous découvrirez un équilibre unique entre salé, gourmand et sucré.

    8. Da Gwa (다과)

    Un goûter raffiné, alliant textures et saveurs pour un moment délicat et gourmand. 

    La première bouchée : meringue en forme de craie et yuzu.

    Une combinaison légère et acidulée qui éveille le palais. 

    La deuxième bouchée : un chou garni d’une glace à l’avocat, surmonté de bacon finement râpé et croustillant.

    L’alliance du crémeux et du croquant se révèle en une seule bouchée. 

    Le restaurant est situé au sous-sol.

    Une cave où les vins sont préservés avec soin, prêts à révéler toute leur richesse. 

    Chez Mater, chaque repas dépasse la simple dégustation : chaque assiette est une véritable œuvre, imprégnée de la philosophie du chef et des parfums de la saison.

    L’espace, le service et la cuisine se conjuguent pour offrir une expérience complète, qui restera longtemps gravée dans les mémoires.

    J’aimerais revenir chez Mater, pour savourer un autre menu de saison accompagné de ses accords mets et vins, et pour ressentir à nouveau ce moment si particulier. 

    Si vous souhaitez vivre une expérience gastronomique unique à Séoul, vous pouvez réserver via le lien ci-dessous.

    👉 Remplir le formulaire de réservation

  • Le restaurant, situé à Séoul en Corée du Sud, est un espace raffiné où l’on peut savourer une cuisine coréenne contemporaine ainsi qu’une variété de desserts, tout en profitant d’une vue panoramique sur la ville.

    En 2023, sous l’égide de l’Office du Tourisme de France,

    la prestigieuse guide gastronomique La Liste l’a sélectionné parmi les « Meilleures Pâtisseries ».

    Cette expérience gastronomique se vit au dernier étage, dans un cadre où le coucher de soleil envoûtant se mêle aux lumières de la ville, offrant une atmosphère à la fois sensorielle et romantique.

    Au Menu

    1. Jeonbok Naengchae (전복 냉채)

    Salade froide d’ormeaux à la coréenne

    La salade froide d’ormeau (Jeonbok) de Wando est rafraîchissante
    et pleine de saveurs.
    Elle est relevée d’une sauce ganjang qui apporte un umami subtil,
    et les chips de cresson coréen (Chamnamul) ajoutent un croquant délicat.

    2. Dakjuk (닭죽)

    Bouillie de riz au poulet, réconfort absolu

    Le porridge de poulet (Dakjuk) est préparé avec du poulet coréen délicatement roulé et cuit dans un bouillon de samgyetang nourrissant.
    Le radis et le ginseng se marient pour offrir une saveur riche et profonde.

    Accord met et vin 

    Château La Borie, Vin de France Blanc 2023

    Il s’agit d’un vin blanc élaboré à partir des cépages Sauvignon Blanc et Sémillon, cultivés au domaine La Borie, dans le sud-ouest de la France.

    Le porridge de poulet, composé de roulés de poulet tendre, de bouillon, de radis et de ginseng, se distingue par sa saveur délicate et subtilement umami.
    Accompagné d’un vin blanc français, l’acidité fraîche et les arômes fruités légers du vin rehaussent parfaitement le goût du porridge.

    La texture douce du Dakjuk, combinée à la minéralité nette du vin, crée un équilibre harmonieux en bouche, transformant ce simple bol en une expérience gastronomique unique.

    3. Eundaegu Gui (간장 은대구 구이)

    Morue noire grillée à la sauce soja

    La morue noire (Eundaegu) est grillée avec une sauce soja vieillie 5 ans,
    accompagnée d’un assortiment de saveurs et textures : purée de radis et de courgette, pickles d’oignon, chips de poisson croustillantes et poudre de kimchi.

    4. Hanwoo Deungsim Gui 1++ (국내산 한우 1++ 등심구이)

    Faux-filet Hanwoo, bœuf d’exception

    Le faux-filet Hanwoo 1++ coréen, reconnu pour son marbrage généreux et sa texture tendre, est grillé au feu direct pour en révéler toute la saveur.

    Dégustez-le accompagné d’oignons, d’une galette de pommes de terre au doenjang vieilli 5 ans, de sauce aux côtes de bœuf et d’un assaisonnement de sel au poireau.

    Accord met et vin 

    Altitude Pinot Noir, F.X. Barc Sélection 2022

    Il s’agit d’un vin rouge élaboré à partir du cépage Pinot Noir, cultivé dans la région du Languedoc, dans le sud de la France.

    Ses arômes de fruits rouges, ainsi que ses tanins souples, mettent en valeur la saveur du Hanwoo et créent un équilibre harmonieux en bouche.

    5. Minari Sorbet (미나리 소르베)

    Sorbet frais au cresson coréen

    Sorbet rafraîchissant au cresson coréen, préparé avec un vinaigre aux herbes coréennes vieilli 10 ans, parfait pour nettoyer le palais entre les plats.

    6. Hangjeong Sal Bokkeumbap (항정살 볶음밥)

    Riz sauté au porc (échine), saveur coréenne

    Riz sauté aux morceaux de porc (échine) espagnol, accompagné de légumes de saison et de chips de sarrasin.

    À déguster généreusement avec une soupe de bœuf coréenne (Mutguk) pour un repas complet.

    7. Chodang Oksusu (초당 옥수수)

    Maïs premium, très sucré, dont la douceur se déguste même cru

    Ce dessert est élaboré à partir d’un extrait de maïs Chodang sucré,

    accompagné d’une glace au cresson coréen et de chips croustillantes de soie de maïs.

    Chaque bouchée met en valeur des ingrédients coréens avec une touche de créativité, offrant une conclusion parfaite à un menu de cuisine coréenne.

    Au Lounge, le dîner a été un voyage gastronomique précis, alliant une sélection rigoureuse des ingrédients par le chef, des techniques de cuisson maîtrisées et un dressage reflétant la saison.

    Chaque plat présentait un équilibre parfait entre saveurs, arômes et textures, offrant bien plus qu’un simple repas : une véritable expérience culinaire d’exception.

    Si vous souhaitez vivre une expérience gastronomique unique à Séoul, vous pouvez réserver via le lien ci-dessous.

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