Kyunghee Kim
Regard gastronomique

Cuisine, vin et réflexion — entre la Corée et la France

  • Gastronomie coréenne : Yukjeon (육전)

    Bœuf • Œuf • Cuisson à la poêle

    Corée du Sud

    Restaurant Hameonok (하면옥) · Geoje (거제)

    Le Yukjeon (육전) est une préparation coréenne à base de fines tranches de bœuf, légèrement farinées puis enrobées d’œuf avant d’être cuites à la poêle.

    La viande est ainsi recouverte d’une fine couche dorée, tandis que l’intérieur reste tendre et moelleux.

    Le Yukjeon fait partie de la famille des Jeon (전), préparations coréennes dont les ingrédients sont généralement enrobés de farine et d’œuf avant d’être dorés à la poêle.

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    Les origines

    Le terme Yukjeon associe yuk (육), qui signifie « viande », et jeon (전), qui désigne cette manière de préparer les aliments à la poêle.

    Les Jeon occupent une place importante dans la cuisine coréenne traditionnelle.

    Ils sont particulièrement présents lors des fêtes, des repas familiaux et des tables de cérémonie, où plusieurs variétés peuvent être préparées et disposées ensemble.

    Le Yukjeon fait partie de ces préparations qui peuvent être servies aussi bien dans un repas quotidien que lors d’occasions particulières.

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    Les ingrédients

    Le principal ingrédient est le bœuf, généralement choisi dans une pièce suffisamment tendre pour être découpée en fines tranches.

    La viande est légèrement assaisonnée, puis passée dans la farine avant d’être plongée dans l’œuf battu.

    Elle est ensuite cuite à la poêle avec un peu d’huile jusqu’à obtenir une surface délicatement dorée.

    Cette préparation relativement simple permet de conserver la texture et le goût de la viande tout en lui donnant une enveloppe fine et moelleuse.

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    Le plat

    Le Yukjeon se caractérise par son aspect doré et sa texture tendre.

    La cuisson à la poêle donne à la surface une légère coloration qui contraste avec le moelleux de la viande.

    Découpé en morceaux, le Yukjeon se déguste facilement à l’aide de baguettes et peut être accompagné de différents légumes, pousses ou préparations fraîches.

    La découpe en petites portions permet également de partager facilement le plat autour de la table.

    Le Yukjeon n’est donc pas seulement une préparation de viande : sa présentation et sa manière d’être partagé participent pleinement à l’expérience du repas coréen.

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    Une culture

    Les Jeon occupent une place particulière dans la cuisine coréenne parce qu’ils sont étroitement associés à la notion de table partagée.

    On retrouve de nombreuses variantes selon les ingrédients utilisés : viande, poisson, fruits de mer, légumes ou champignons.

    Le Yukjeon illustre cette manière coréenne de transformer un ingrédient simple en une préparation destinée à être présentée, partagée et dégustée en plusieurs bouchées.

    Sa présence sur la table évoque également les repas de fête et les moments où plusieurs plats sont préparés simultanément.

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    Accord mets et vin

    Brut Rosé Vintage 2018

    Pol Roger

    Le Pol Roger Brut Rosé Vintage 2018 accompagne ici le caractère légèrement grillé et la texture tendre du Yukjeon.

    La fraîcheur et la finesse de l’effervescence apportent de la légèreté à la préparation, tandis que la structure du champagne accompagne la richesse apportée par la viande et la cuisson à la poêle.

    Le caractère fruité du Rosé crée également un contraste intéressant avec les saveurs légèrement salées et grillées du Yukjeon.

    Pour cette cuvée 2018, Pol Roger utilise une base de Pinot Noir et de Chardonnay, complétée par du Pinot Noir vinifié en rouge afin d’obtenir la couleur et le profil caractéristiques du Rosé. 

    L’accord repose ainsi sur un équilibre entre le moelleux de la viande, le caractère doré de la cuisson et la fraîcheur du champagne.

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    Mon regard

    Le Yukjeon est intéressant par sa simplicité.

    Quelques ingrédients suffisent : de fines tranches de bœuf, de la farine, de l’œuf et une cuisson à la poêle.

    Pourtant, cette préparation transforme complètement la texture de la viande.

    La fine enveloppe dorée apporte une sensation légèrement croustillante et délicate en surface, tandis que la viande conserve son moelleux.

    Comme beaucoup de préparations coréennes, le Yukjeon prend également tout son sens lorsqu’il est placé au milieu de la table et partagé.

    Cette simplicité, associée au geste de préparation et à la convivialité du repas, fait du Yukjeon une expression particulièrement représentative de la cuisine coréenne.

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    Pour aller plus loin

    Pour découvrir davantage la gastronomie de Geoje et sa relation avec les produits du terroir et de la mer :

    Voyages : Geoje (거제), entre mer, nature et gastronomie

    Gastronomie coréenne : Bolak-gui (볼락구이)

    Gastronomie coréenne : Jeonbok Mul Naengmyeon & Jeonbok Bibim Naengmyeon (전복 물냉면 · 전복 비빔냉면)

    Restaurant · Geoje (거제) – Hameonok (하면옥)

  • Art de vivre coréen : Pourquoi les Coréens mangent-ils du miyeok-guk (미역국) le jour de leur anniversaire ?

    Le miyeok-guk (미역국), une soupe liée à la naissance et à la mémoire de la mère

    Corée du Sud

    En Corée, une soupe très simple accompagne deux moments importants de la vie : la naissance et l’anniversaire.

    Le miyeok-guk (미역국) est une soupe à base de miyeok, une algue brune. Selon les familles et les régions, elle peut être préparée avec du bœuf, des fruits de mer ou simplement un bouillon.

    Elle est traditionnellement consommée par les femmes après l’accouchement et occupe également une place particulière sur la table le jour d’un anniversaire.

    Pour un visiteur étranger, une question peut alors surgir : pourquoi manger une soupe d’algues le jour de son anniversaire ?

    La réponse ne se trouve pas seulement dans le plat, mais dans le lien entre la naissance, la mère et la mémoire familiale.

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    La vie quotidienne

    En Corée, manger du miyeok-guk le jour de son anniversaire est une tradition encore très présente.

    Le matin de son anniversaire, il n’est pas rare de commencer la journée avec un bol de cette soupe, accompagné de riz et de quelques banchan, les petits accompagnements de la table coréenne.

    Il ne s’agit pas d’un repas particulièrement luxueux.

    C’est justement cette simplicité qui le rend familier : une soupe préparée à la maison, souvent par la mère ou par un membre de la famille.

    Pour beaucoup de Coréens, le goût du miyeok-guk est ainsi intimement lié à la maison, à l’enfance et aux anniversaires.

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    La culture

    Le miyeok-guk est avant tout associé aux femmes qui viennent d’accoucher.

    Traditionnellement, les algues sont consommées pendant la période qui suit la naissance. Le miyeok est apprécié dans l’alimentation coréenne pour sa richesse en minéraux et fait partie des aliments traditionnellement servis aux femmes après l’accouchement.

    Au-delà de son aspect alimentaire, cette pratique possède une forte dimension symbolique.

    La mère mange du miyeok-guk après avoir donné naissance à son enfant.

    Plus tard, le jour de l’anniversaire de cet enfant, celui-ci mange à son tour cette même soupe.

    Ainsi, le miyeok-guk crée un lien symbolique entre la naissance et l’anniversaire.

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    L’histoire

    Le miyeok, une algue brune récoltée dans les eaux côtières de la Corée, occupe depuis longtemps une place importante dans l’alimentation coréenne.

    Séché, il peut être conservé longtemps puis réhydraté avant d’être cuisiné.

    Cette caractéristique en a fait un ingrédient pratique de la cuisine quotidienne.

    Au fil du temps, les algues se sont également associées à la période qui suit l’accouchement, puis au souvenir de la naissance.

    C’est ainsi qu’une simple soupe est devenue profondément liée à l’anniversaire dans la culture coréenne.

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    Le plat

    Le miyeok-guk peut être préparé de différentes manières selon les familles et les régions.

    La version au bœuf est particulièrement courante.

    Les algues réhydratées sont revenues avec le bœuf et l’ail, puis mijotées doucement dans l’eau ou dans un bouillon.

    On peut également préparer le miyeok-guk avec différents produits de la mer, notamment des moules ou des huîtres.

    La préparation reste simple, mais la cuisson permet aux algues et au bouillon de développer progressivement leur profondeur de goût.

    Aujourd’hui, le miyeok-guk reste l’un des plats les plus intimement associés à l’anniversaire en Corée.

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    Mon regard

    Ce que je trouve particulièrement touchant dans cette tradition, c’est que l’anniversaire n’est pas uniquement tourné vers la personne qui fête son anniversaire.

    Il rappelle aussi la mère qui l’a mise au monde.

    En Corée, le jour de sa naissance que l’on célèbre chaque année devient ainsi aussi un moment pour se souvenir de celle qui a donné la vie.

    Un simple bol de soupe relie alors deux moments : la naissance et le souvenir de cette naissance.

    À travers le miyeok-guk, la gastronomie devient une forme de mémoire.

    Une mémoire qui se transmet à travers les générations et qui trouve sa place, très simplement, autour d’une table.

    C’est peut-être là l’une des expressions les plus délicates de l’Art de vivre coréen.

  • Restaurant coréen · Geoje (거제) – Pyeonghwa Hoetjip (평화횟집)

    Une table de Geoje autour des produits de la mer

    Corée du Sud

    À Geoje, dans le sud de la Corée, la mer fait naturellement partie de la vie quotidienne.

    Elle se retrouve également dans la cuisine locale, à travers les poissons et les produits de la mer qui occupent une place importante dans l’alimentation de l’île.

    Pyeonghwa Hoetjip (평화횟집) est une adresse locale ancienne de Geoje, ouverte depuis 1959.

    Ici, la cuisine repose avant tout sur les produits de la mer et sur une relation directe avec le territoire.

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    Une histoire liée à Geoje

    Pyeonghwa Hoetjip a ouvert ses portes en 1959.

    Depuis plus de soixante ans, le restaurant conserve une apparence simple et une atmosphère profondément locale.

    Son histoire s’inscrit dans celle de Geoje, une île dont la vie et l’alimentation sont depuis longtemps liées à la mer.

    L’adresse reste avant tout une table locale où l’on vient découvrir les produits de la mer de Geoje.

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    Une philosophie

    Je ne parlerais pas ici d’une philosophie gastronomique revendiquée par le restaurant, mais plutôt de ce que sa cuisine laisse percevoir.

    Les produits de la mer occupent naturellement le centre de la table.

    La cuisine reste simple, sans chercher à transformer excessivement les produits.

    Une cuisine qui semble avant tout privilégier le produit, sa fraîcheur et son origine.

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    Les spécialités

    La carte propose différentes préparations autour des produits de la mer.

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    Kokkiri Jogae (코끼리조개) et le Uruk Jogae (우럭조개)

    Un coquillage à la texture ferme et charnue, apprécié sur les côtes coréennes.

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    Jogaetang (조개탕)

    Une soupe claire de coquillages, simple et délicate.

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    Bolak-gui (볼락구이)

    Un poisson entier grillé, préparé simplement.

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    Hoe-deopbap (회덮밥)

    Du poisson cru accompagné de riz et de légumes.

    Ces plats offrent différentes expressions d’une cuisine profondément liée à la mer.

    Pour découvrir ces préparations plus en détail, je vous invite à consulter les articles consacrés à la Gastronomie coréenne.

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    L’ambiance

    L’atmosphère de Pyeonghwa Hoetjip est simple et sans prétention.

    Le mobilier et l’aménagement gardent le caractère d’une adresse locale fréquentée avant tout pour sa cuisine.

    On est loin d’un restaurant contemporain pensé autour d’un décor sophistiqué.

    Ici, l’essentiel reste le repas et les produits qui arrivent sur la table.

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    Le territoire : Geoje

    Geoje est profondément liée à la mer.

    Ses côtes, ses ports, ses villages de pêcheurs et ses produits marins ont façonné au fil du temps une véritable culture alimentaire.

    Dans une adresse comme Pyeonghwa Hoetjip, cette relation avec le territoire est particulièrement visible.

    La mer n’est pas seulement un paysage.

    Elle devient une matière première, une cuisine et une manière de vivre.

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    Pourquoi découvrir cette adresse ?

    Pyeonghwa Hoetjip permet de découvrir une autre facette de la gastronomie de Geoje.

    Il ne s’agit pas d’une cuisine contemporaine pensée pour être spectaculaire, mais d’une cuisine locale, ancienne et directement liée aux produits de la mer.

    Pour un voyageur qui souhaite comprendre Geoje à travers sa table, cette adresse offre une expérience simple et profondément liée au territoire.

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    Mon regard

    Ce qui m’intéresse ici, c’est cette continuité entre le territoire et la table.

    Depuis 1959, le restaurant s’inscrit dans une histoire locale où la mer reste au centre de l’alimentation.

    La simplicité du lieu permet justement de porter davantage son attention sur les produits.

    À Geoje, la gastronomie ne se limite pas à une cuisine élaborée.

    Elle se trouve aussi dans ces tables locales où l’on retrouve, simplement, ce que la mer et le territoire ont à offrir.

    La mer est partout à Geoje : dans le paysage, dans la vie quotidienne et jusque dans l’assiette.

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    Pour aller plus loin

    Si vous souhaitez poursuivre votre découverte de Geoje et de sa gastronomie, je vous invite également à lire :

    Voyages

    Voyages : Geoje (거제), entre mer et gastronomie coréenne

    Voyages : Oedo (외도), entre jardin botanique, mer et paysages côtiers

    Gastronomie coréenne

    Gastronomie coréenne : Kokkiri Jogae (코끼리조개), Uruk Jogae (우럭조개), Jogaetang (조개탕)

    Gastronomie coréenne : Bolak-gui (볼락구이)

    Gastronomie coréenne : Hoedeopbap (회덮밥)

  • Gastronomie coréenne : Hoedeopbap (회덮밥)

    Riz, poisson cru et légumes, mélangés à la sauce pimentée

    Corée du Sud

    Restaurant Pyeonghwa Hoetjip (평화횟집) · Geoje (거제)

    En Corée, le riz constitue souvent la base du repas et peut être associé à une grande diversité d’ingrédients et d’assaisonnements.

    Le Hoedeopbap (회덮밥) est préparé avec du riz, du poisson cru, des légumes frais et une sauce à base de gochujang.

    À la différence du sushi ou du sashimi, le poisson n’est pas dégusté seul. Il est associé au riz et aux légumes, puis mélangé avec la sauce au moment du repas.

    Le résultat est un plat frais, relevé et généreux, où plusieurs textures et saveurs se rencontrent dans une même bouchée.

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    Les origines et les régions côtières

    Le Hoedeopbap appartient à une famille de préparations coréennes dans lesquelles le riz et différents ingrédients sont réunis au moment du repas.

    Mais ici, un ingrédient occupe une place particulière : le poisson cru.

    Cette présence du poisson est étroitement liée aux régions côtières de la Corée, où la proximité avec la mer a favorisé le développement d’une cuisine fondée sur les produits de la pêche.

    La fraîcheur du poisson a longtemps été étroitement liée à la proximité des lieux de pêche. Les régions côtières ont ainsi développé différentes façons de consommer et de préparer les poissons fraîchement pêchés.

    Le Hoedeopbap s’inscrit dans cette culture maritime : le poisson cru est associé au riz et aux légumes, puis relevé par une sauce à base de gochujang.

    Selon les régions et les saisons, les poissons utilisés peuvent varier.

    Le Hoedeopbap ne correspond donc pas à une recette totalement figée. Il peut refléter les ressources disponibles localement et les habitudes alimentaires de chaque région.

    Il exprime ainsi la rencontre entre la culture du riz et celle de la mer, deux éléments profondément présents dans l’alimentation coréenne.

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    Le Hoedeopbap

    Poisson cru • Riz • Légumes

    Le terme Hoedeopbap désigne littéralement un plat de riz accompagné de poisson cru.

    Le poisson est généralement coupé en morceaux et disposé sur un bol de riz avec différents légumes frais.

    Selon les restaurants, les régions et les saisons, les ingrédients peuvent varier.

    Ici, le poisson cru est accompagné de légumes frais et d’algues.

    Le riz apporte une texture douce qui contraste avec la fraîcheur et la fermeté du poisson cru.

    Cette association de températures et de textures fait partie du caractère du Hoedeopbap.

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    Le gochujang (고추장)

    Pâte de piment fermentée

    La sauce qui accompagne le Hoedeopbap est préparée à partir de gochujang (고추장), une pâte de piment fermentée très présente dans la cuisine coréenne.

    Elle apporte à la fois du piquant, une légère douceur et une profondeur liée à la fermentation.

    Le sésame ajoute également une note grillée et parfumée.

    La quantité de sauce peut être adaptée selon les goûts.

    Chacun peut ainsi choisir l’intensité qui lui convient et construire son propre équilibre entre le poisson, les légumes, le riz et la sauce.

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    Une grande diversité de textures

    Le Hoedeopbap réunit plusieurs textures dans un même bol.

    La chair tendre et fraîche du poisson contraste avec le croquant des légumes.

    Le riz apporte une base douce qui relie les différents éléments, tandis que les algues ajoutent une texture plus fine et une saveur marine.

    Les graines de sésame apportent enfin une légère sensation croquante et une note torréfiée.

    Cette diversité donne au plat une sensation différente à chaque bouchée.

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    Une manière de manger

    Le Hoedeopbap n’est pas simplement un plat que l’on mange tel qu’il est servi.

    Avant de mélanger, les différents ingrédients restent distincts : le poisson, le riz, les légumes, les algues et la sauce.

    Puis vient le geste essentiel du Hoedeopbap.

    On mélange délicatement l’ensemble afin que le gochujang enrobe le riz, le poisson et les légumes.

    Chaque bouchée devient alors une combinaison de plusieurs saveurs et textures.

    Cette manière de manger illustre une caractéristique intéressante de la table coréenne : le convive participe lui-même à la composition finale du plat.

    La quantité de sauce et la manière de mélanger peuvent varier selon les préférences de chacun.

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    Une cuisine fraîche et généreuse

    Le Hoedeopbap permet de comprendre un certain équilibre recherché dans la cuisine coréenne.

    La fraîcheur du poisson et des légumes rencontre le caractère plus intense du gochujang.

    Le riz apporte une base douce et rassasiante, tandis que les algues et les graines de sésame ajoutent leurs propres arômes.

    Il ne s’agit donc pas simplement d’un plat de poisson cru accompagné de riz.

    C’est une composition dans laquelle le poisson, le riz, les légumes et les condiments prennent ensemble leur sens.

    Cette association entre produits de la mer et ingrédients végétaux traduit également l’importance du territoire dans la cuisine coréenne : près de la mer, le poisson fraîchement pêché peut naturellement trouver sa place au cœur du repas.

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    Accord mets et vin

    Riesling Turckheim 2024

    Domaine Zind-Humbrecht

    Pour accompagner le Hoedeopbap, un Riesling d’Alsace offre un accord particulièrement intéressant.

    Sa fraîcheur et sa tension répondent à la fraîcheur du poisson cru et des légumes.

    Son expression aromatique et sa présence en bouche lui permettent également d’accompagner le caractère du gochujang sans être dominé par celui-ci.

    L’acidité apporte de la vivacité et rafraîchit le palais après chaque bouchée.

    Avec le piquant, la douceur et les notes fermentées du gochujang, le Riesling crée un contraste intéressant entre fraîcheur et intensité.

    L’accord repose ainsi sur l’équilibre entre la fraîcheur du poisson, le croquant des légumes, la chaleur du piment et la tension du vin.

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    Mon regard

    Ce qui me semble particulièrement intéressant dans le Hoedeopbap est la manière dont le plat se construit au moment du repas.

    Les ingrédients sont d’abord présentés séparément.

    Le poisson, le riz, les légumes, les algues et la sauce possèdent chacun leur propre texture et leur propre caractère.

    Puis le convive les réunit lui-même.

    Le geste de mélanger transforme alors complètement le plat.

    Chaque bouchée peut devenir différente selon la quantité de sauce, de poisson, de riz ou de légumes.

    Cette liberté laissée au convive est une caractéristique que l’on retrouve souvent dans la cuisine coréenne.

    La table ne propose pas toujours une composition totalement figée.

    Elle peut aussi devenir un espace où chacun construit son propre équilibre.

    À travers le Hoedeopbap, on découvre ainsi une cuisine vivante et généreuse, où la fraîcheur des produits de la mer rencontre la profondeur des condiments fermentés.

    Plus qu’un simple mélange de riz et de poisson cru, le Hoedeopbap raconte aussi une relation entre le territoire, les produits de la mer et la manière de partager le repas.

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    Pour aller plus loin

    Si vous souhaitez découvrir davantage la gastronomie de la côte sud de la Corée et les produits de la mer de Geoje, je vous invite également à lire :

    Voyages : Geoje (거제), entre mer et gastronomie coréenne

    Gastronomie coréenne : Kokkiri Jogae (코끼리조개), Uruk Jogae (우럭조개), Jogaetang (조개탕)

    Gastronomie coréenne : Bolak-gui (볼락구이)

    Gastronomie coréenne : Myeolchi ssambap jeongsik (멸치쌈밥 정식)

    Gastronomie coréenne : Myeolchi hoemuchim (멸치회무침)

    Restaurant · Geoje (거제) – Pyeonghwa Hoetjip (평화횟집)

  • Gastronomie coréenne : Bolak-gui (볼락구이)

    Bolak grillé, poisson de roche des côtes coréennes

    Corée du Sud

    Restaurant Pyeonghwa Hoetjip (평화횟집) · Geoje (거제)

    Dans les régions côtières du sud de la Corée, le poisson grillé occupe une place importante dans la cuisine quotidienne.

    Le Bolak (볼락) est un poisson des côtes coréennes apprécié pour sa chair blanche, délicate et ferme. Simplement grillé entier, il permet de préserver toute la saveur naturelle du poisson.

    Le Bolak est servi entier, accompagné d’une sauce à base de ganjang traditionnel coréen, saupoudrée de graines de sésame.

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    Le Bolak

    Le Bolak possède une chair blanche, délicate et légèrement ferme.

    La cuisson au gril permet d’obtenir une peau dorée et légèrement croustillante, tandis que la chair reste tendre et humide.

    Le poisson est servi entier, mais chacun le déguste à sa manière : certains détachent directement la chair de l’arête, tandis que d’autres retirent d’abord les arêtes avant de manger.

    Avec des baguettes, la chair est délicatement détachée de l’arête.

    Sous la peau grillée apparaît une chair blanche et fine, dont la saveur reste particulièrement douce.

    La chair est ensuite dégustée selon les préférences de chacun, en appréciant les différentes textures et nuances de saveur.

    Cette liberté dans la manière de déguster fait partie du plaisir du poisson grillé en Corée : chacun choisit la façon qui lui convient le mieux.

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    L’accompagnement

    Ganjang traditionnel coréen • Graines de sésame

    La sauce servie avec le Bolak est préparée simplement avec du ganjang traditionnel coréen, auquel sont ajoutées quelques graines de sésame.

    Elle apporte une touche salée et une légère note grillée qui accompagne la douceur de la chair sans la masquer.

    Plutôt qu’une sauce riche ou fortement assaisonnée, elle souligne simplement le goût naturel du poisson.

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    Une cuisine simple, centrée sur le produit

    Le Bolak-gui ne repose pas sur une préparation complexe.

    Un poisson frais, une cuisson au gril et un accompagnement simple suffisent à créer un plat complet.

    La cuisson développe les arômes grillés de la peau tout en conservant la délicatesse de la chair.

    Cette simplicité permet surtout de mettre en valeur le produit lui-même.

    Elle reflète une caractéristique importante de la cuisine coréenne : lorsque la matière première est de qualité, il n’est pas nécessaire de multiplier les préparations pour en révéler le goût.

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    Accord mets et vin

    Champagne Brut Réserve

    Pol Roger

    Pour accompagner ce poisson grillé, le Champagne Brut Réserve de Pol Roger apporte une belle fraîcheur.

    Sa fraîcheur et sa tension accompagnent naturellement la chair blanche et délicate du Bolak.

    Ses bulles apportent également une sensation de légèreté qui équilibre les notes grillées de la peau ainsi que la profondeur du ganjang et le caractère légèrement torréfié des graines de sésame.

    L’accord repose ainsi sur un contraste élégant entre la chaleur du poisson grillé, la profondeur du ganjang et la fraîcheur du Champagne.

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    Mon regard

    Le Bolak-gui représente une facette simple et authentique de la gastronomie coréenne.

    Un poisson entier, simplement grillé, accompagné de ganjang et de graines de sésame.

    Rien n’est véritablement compliqué, mais chaque élément a son importance.

    La peau grillée, la chair blanche, le ganjang et la liberté de déguster le poisson selon ses préférences composent une expérience où le produit reste au centre.

    Ce qui me plaît particulièrement dans cette manière de cuisiner, c’est de ne pas chercher à transformer le produit, mais de lui permettre de conserver toute son identité.

    Avec un Champagne Brut Réserve, cette cuisine simple trouve également une autre dimension, où la tradition coréenne rencontre naturellement la culture française du vin.

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    Pour aller plus loin

    Si vous souhaitez découvrir davantage la gastronomie coréenne et les produits de la mer de la côte sud de la Corée, je vous invite également à lire :

    Voyages : Geoje (거제), entre mer et gastronomie coréenne

    Gastronomie coréenne : Kokkiri Jogae (코끼리조개), Uruk Jogae (우럭조개), Jogaetang (조개탕)

    Gastronomie coréenne : Myeolchi ssambap jeongsik (멸치쌈밥 정식)

    Gastronomie coréenne : Myeolchi hoemuchim (멸치회무침)

    Restaurant · Geoje (거제) – Pyeonghwa Hoetjip (평화횟집)